Brabant Wallon Les riverains aiment la mobilité douce et les commerçants veulent des parkings

Il y a quelques semaines, la ville de Genappe avait choisi de consulter les habitants sur l’avenir de l’îlot Mintens, une zone de 1,64 hectare située dans le centre de Genappe et dont la réhabilitation sera sans doute l’un des gros dossiers de la prochaine législature.

La méthodologie appliquée par une société spécialisée visait à interroger les riverains et les commerçants concernés, mais aussi les habitants du Grand Genappe. Finalement, 261 personnes ont participé à l’enquête dont 36 riverains et 21 commerçants. Les autres sont des habitants qui viennent d’autres quartiers ou des villages environnants mais, pour près de la moitié, ils ont déclaré passer tous les jours à proximité de l’îlot Mintens. Des utilisateurs du centre-ville, donc.

Si la majorité estime que le centre de Genappe n’est pas stressant et est accessible, plus de deux personnes sur cinq pointent l’aspect délabré et désert de la zone concernée. Et lorsqu’on questionne ces sondés sur la mobilité, la majorité confesse se rendre en voiture dans le centre de Genappe.

C’est évidemment différent pour les riverains, dont 71 % déclarent se déplacer à pied dans les rues adjacentes à l’îlot Mintens. Seuls 3 % des personnes interrogées évoquent les transports en commun ou les deux roues. Quant à la mobilité pour le futur, les riverains et les habitants de la commune se montrent favorables à la mobilité douce.

Les commerçants, en revanche, rappellent l’importance d’aménagements favorisant les déplacements en voiture. Favoriser les déplacements à pied n’est que leur troisième priorité alors que c’est la première pour les riverains. Vers des "voiries partagées" ? Là, les avis semblent très partagés, surtout en ce qui concerne la rue de Charleroi. Ce qui est clair, c’est que les commerçants demandent surtout des parkings mais les riverains les rejoignent à ce propos.

Côté commerces, les magasins de proximité sont plébiscités pour la revitalisation de l’îlot, tout comme du logement et des espaces verts. Les sondés, en réalité, choisissent le mot "accueillant" pour définir le quartier idéal une fois rénové.