Brabant Wallon Installé au conseil en février, le conseiller a décidé de quitter l’Alliance communale

Au début du conseil communal de Grez-Doiceau, le conseiller de majorité Pascal Goergen a pris la parole. "Je voudrais vous faire part d’une décision qui, certes, ne va pas changer la face du monde, mais qui va sûrement engendrer des questionnements au niveau des citoyens de Grez-Doiceau. Je ne m’étendrai pas sur les raisons de cette décision : ce n’est ni le lieu, ni le moment. Je le ferai ultérieurement. Ma décision de ce jour consiste purement et simplement à me distancier et donc à quitter le groupe Alliance communale. Aujourd’hui, je suis apparenté au MR et je le resterai. Pour les derniers conseils d’ici la fin de la législature, je voterai en âme et conscience par rapport aux valeurs et aux actions que je défends depuis toujours et par rapport au mandat qui m’a été donné par les électeurs. Nos chemins politiques se séparent aujourd’hui. Je quitte le groupe Alliance communale, cela me permet de redevenir libre et d’ouvrir les portes vers l’avenir et d’autres perspectives."

Forcément, la donne change au sein de la majorité. À l’issue du conseil, Pascal Goergen y allait d’ailleurs de son commentaire. "Un premier boomerang a déstabilisé la majorité : en effet, à force de ne pas écouter les gens, à force de ne pas respecter le personnel communal, à force de vouloir toujours avoir raison et à tout prix, à force de ne pas vouloir déléguer, la bourgmestre vient de subir un revers avec une majorité qui a vacillé au conseil communal. Elle a véritablement perdu pied dans la salle communale, sans recevoir l’assistance forte et décisive de ses échevins et conseillers : sans s’en rendre compte, elle et sa majorité ont même voté contre leur propre modification budgétaire… La majorité alternative en a profité pour faire passer des projets concrets tels que pistes cyclables et à leur demande expresse de rénover sur fonds propres, la grande plaine de jeux dans les Campinaires au centre de Grez. Du jamais-vu !"

Malgré nos insistances, Pascal Goergen refuse d’évoquer les raisons de cette décision. "Je donnerai les explications des raisons ultérieurement. Cela forcera tout un chacun à se poser des questions sur les phrases de type : ‘Il n’y a pas moyen de travailler avec la Bauchau’ (A. Clabots), les procès Roberti-Bauchau, les inimitiés et autres clashs avec Vanseveren, Lenaerts, Barbier… pour ne citer que des politiques. D’autres fissures verront le jour… Pour le reste, je suis apparenté MR, je reste MR, membre du MR depuis 30 ans. Je suis conseiller communal MR et fier de l’être !"