Brabant Wallon

Le sentier 95 à Grez-Doiceau, dont le déplacement potentiel a été mis à l’enquête publique à la rentrée, faisait ce lundi l’objet d’un point au conseil communal.


Rappelons les faits. Un habitant au bout de la rue du Centry, avant de redescendre vers Doiceau, souhaitait déplacer un sentier qui traversait sa propriété. Il n’avançait pourtant aucune raison pour justifier sa demande et ne développait aucun argument en faveur du déplacement. Sans doute une simple convenance personnelle que le bien public ne peut satisfaire.

Les réactions des riverains directs furent assez vives. Ils ont eu l’occasion dans leurs lettres de réclamations de rappeler différents éléments. Le premier sont les entraves placées pour accéder au sentier. Ici, il semblerait que ce sont des dépôts de terre et de branchages qui obstruent le passage.

Le second élément est de garantir l’accès au dépôt de carburant situé en contrebas pour les services de secours. Le troisième élément est la servitude sur laquelle il désirerait déplacer le sentier. Créée par le demandeur pour accéder à une de ses constructions dans les bois, elle aurait été aménagée par après pour permettre à Proximus d’accéder à ses installations.

Si le déplacement devait être accepté, estiment certains, une compensation par le demandeur pourrait être exigée, la création de la servitude ayant sans doute fait l’objet d’une rétribution quelconque dont il a profité. Le déplacement lui octroierait donc un bénéfice supplémentaire.

De manière générale, les riverains se plaignent de la méthode du fait accompli dont serait coutumière cette personne. Par ailleurs, le demandeur n’a-t-il pas ouvert la boîte de Pandore ? L’administration a découvert que cette servitude dessert notamment un bâtiment particulier qui ne disposerait pas d’un permis d’urbanisme.

Le collège confirme sa politique de protection des chemins et sentiers. Il a donc proposé au conseil communal de refuser le déplacement et d’exiger la remise en état de l’assiette originelle.