Brabant Wallon Des associations gréziennes ont lancé le groupe "GrezDoiceau2018"

Certaines initiatives citoyennes se mettent en place à Grez-Doiceau dans le cadre des élections communales. Une de celles-ci est assez novatrice puisqu’elle utilise les réseaux sociaux. Considérant que Facebook est devenu un espace public comme un autre et se basant sur une expérience menée l’année passée, des associations gréziennes ont lancé le groupe "GrezDoiceau2018".

L’idée est de permettre à leurs concitoyens, qu’ils soient candidats ou non, de débattre de sujets de société. Les choses ont été faites dans les règles et visent à la plus grande transparence : "Chaque liste qui se présentera aux élections a désigné une personne en charge de Facebook. De plus, toute personne candidate qui publiera se présentera comme telle, nous explique Denis Marion, une des personnes responsables de l’initiative. De cette manière, chacun sait à qui il a affaire. Et nous n’hésitons pas à rappeler gentiment les règles aux distraits."

Les sujets abordés sont fort divers. La proposition de mettre en place des bancs pour faciliter les rencontres a suscité beaucoup d’enthousiasme. Le projet du ministre Di Antonio de rémunérer le ramassage des canettes a amené de nombreux commentaires tant sur la gestion des déchets que sur la place des bénévoles dans la vie publique. Mobilité et sécurité font également l’objet de posts.

Le monde associatif, quant à lui, présente des pistes de réflexion sur ce que pourraient être les mouvements citoyens, la densification de l’habitat ou la réappropriation de l’espace public. Les échanges se font avec beaucoup de courtoisie, entre personnes d’horizons divers, même si les listes électorales ne s’investissent pas toutes autant dans le débat.

Les administrateurs du groupe espèrent au fil des semaines à venir augmenter le nombre des membres participant aux débats. Les sujets abordés nourriront la grande Agora qui sera organisée à la fin de ce mois de septembre peu avant les élections communales.

Citoyens et candidats y débattront dans un cadre où le rationnel et l’écoute devraient l’emporter sur l’affectif déplacé ou agressif. Les premiers devraient saisir davantage la complexité des problématiques et les seconds pourraient comprendre que la délégation à un pouvoir paternaliste a fait son temps.