Brabant Wallon L’auteur de la pétition qui a fait beaucoup de bruit à Virginal s’explique et met les choses au point

"Je suis riverain, j’habite à 500 m de l’usine depuis quatorze ans et quand j’ai appris qu’elle allait rouvrir, j’étais content pour les travailleurs et leurs familles. Je n’ai jamais dit que j’étais contre la réouverture d’IdemPapers !"

Michel Van Breusegem, l’auteur de la pétition qui a mis hors de lui Christian Fayt, l’échevin ittrois, n’a pas compris tout ce déferlement qu’il subit depuis quelques jours.

Pour rappel, alors que la papeterie de Virginal était en faillite depuis plus d’un an, de nombreuses personnes se sont battues et mobilisées pour sauver ce qui pouvait encore l’être et, il y a quelques jours, un entrepreneur norvégien confirmait ses intentions de reprise. "Quand j’ai lu un peu partout qu’il y avait une pétition qui circulait contre la réouverture de l’entreprise, je ne me suis pas du tout senti concerné. J’ai cru qu’il y avait une deuxième pétition qui devait circuler dans la région car la mienne n’avait pas du tout cet objectif."

Mais justement, quelles étaient les intentions de Michel lorsqu’il a lancé cette pétition concernant la réouverture prochaine d’IdemPapers. "En fait, depuis des années, on subit pas mal de nuisances. Il y a beaucoup de bruit mais j’ai également lu pas mal d’articles qui parlaient des pollutions entraînées par une papeterie. Mon but était simple : ouvrir un dialogue avec les autorités communales et les repreneurs afin de trouver une solution qui pourrait permettre à tout le monde de vivre au calme et sereinement. Jamais je n’ai eu l’intention de faire en sorte que cette usine soit fermée. Que du contraire, cette reprise est une excellente nouvelle que je salue."

Concrètement, ce que Michel aimerait, c’est qu’une sorte de comité citoyen qui réunirait les différents acteurs (riverains, politique, entreprise…) soit créé, comme cela a été fait pour l’incinérateur, et de débattre autour d’une table pour trouver des solutions aux problèmes.

"Je ne suis pas un spécialiste, mais il doit certainement exister des machines qui font moins de bruit. Je pense qu’en ouvrant un dialogue, on pourrait dégager quelques pistes qui nous faciliteraient la vie à tous."