Brabant Wallon Le bar à vin pourra garder sa terrasse jusqu’à minuit s’il n’y a plus de plainte

Nous avions évoqué la situation dans notre édition du week-end : l’In-Ca Wine, un bar à vin du centre de Genappe (ex- Wine Not), a fait l’objet la semaine dernière d’un arrêté pris par le bourgmestre Gérard Couronné, et qui avait sérieusement restreint les conditions d’exploitation de l’établissement. Il s’agissait de répondre aux plaintes de quelques voisins mais le gérant, lui, criait à la condamnation à mort après six mois d’exploitation et un investissement de 50.000 euros.

Et les réseaux sociaux ont joué le rôle de caisse de résonance, les exploitants du bar ayant lancé une pétition en ligne. Ils ont reçu le soutien de nombreuses personnes familières ou non de l’établissement.

L’affaire tournait à la polémique et le bourgmestre Couronné, ce week-end, a repris la main en assouplissant certaines mesures contenues dans l’arrêté initial. "Samedi, à ma permanence, j’ai reçu les exploitants qui sont naturellement venus plaider leur cause, confirme le maïeur du Lothier. Ils ont objecté que les autres établissements du centre-ville pouvaient laisser leur terrasse jusqu’à minuit, alors que je leur avais imposé de fermer la leur à 22 h. C’est vrai mais pour les autres, il n’y a pas de réclamations du voisinage ! Mais nous avons discuté et j’ai finalement accepté un certain assouplissement. À eux maintenant d’être attentif pour qu’il n’y ait plus de plainte…"

Et Gérard Couronné de préciser que le bourgmestre, comme souvent, joue un rôle de juge de paix : il a également rencontré certains voisins, et doit encore discuter avec d’autres. L’objectif est d’arriver à des conditions acceptables tant pour ceux qui doivent travailler en centre-ville que pour ceux qui y habitent et y dorment la nuit. "Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui apportent des solutions, glisse encore le maïeur . Chacun doit mettre un peu de bonne volonté…"

La terrasse de l’In-Ca Wine pourra donc rester ouverte jusqu’à minuit mais les concerts restent interdits à ce stade. Bien qu’un assouplissement à ce niveau ne soit pas non plus exclu si la situation s’apaise. Caius Chenescu, l’exploitant de l’établissement, confirme un retour à plus de compréhension de la part des autorités locales. Mais il reste méfiant… et amer. "J’attends une confirmation écrite mais je considère que ces plaintes, c’était juste de la méchanceté. C’est incompréhensible : il n’y a jamais eu de tapage !"