Brabant Wallon

Après avoir voté en mars une motion contre le projet de loi autorisant les visites domiciliaires, la commune d’Incourt vient de se déclarer "commune hospitalière". Cette décision, prise à l’unanimité, fait suite à l’interpellation d’une habitante lors du dernier conseil communal : "Je m’exprime au nom de citoyens incourtois interpellés par la situation des migrants en Belgique et dans notre commune. Nous souhaitons qu’Incourt souscrive à la motion commune hospitalière ’ préconisée par le CNCD 11.11.11 et nous attendons des membres du conseil communal de fixer et même d’élargir, les compétences ayant trait à l’accueil des migrants hébergés sur son territoire", a expliqué Anne-Marie Tjolle-Huberty.

Dans le détail, les demandeurs souhaitent que la commune poursuive "le travail d’accueil personnalisé déjà en vigueur que propose depuis longue date l’ILA (Initiative locale d’accueil) et sa maison unifamiliale de Piétrebais, mais aussi développe des mécanismes permettant à ces futurs citoyens de s’insérer dans le tissu incourtois."

Pour cela, la population, et en particulier les élèves des écoles d’Incourt, seront sensibilisés aux problématiques des migrations et de l’accueil de l’autre. La commune s’engage aussi à développer plusieurs projets, dont l’intégration scolaire des enfants réfugiés et soutenir les initiatives permettant l’apprentissage optimal de la langue française.