Brabant Wallon

La zone de police Nivelles-Genappe devra réquisitionner ses agents les prochains jours

Comme dans d’autres établissements du Royaume, une partie du personnel de la prison de Nivelles est en grève depuis mardi: les agents protestent contre l’intention du ministre d’instaurer un service minimum… en cas de grève dans les prisons.

Et comme toujours dans ce cas de figure, ce sont les policiers qui sont appelés pour remplacer les gardiens au sein de la prison. Une tâche qui ne réjouit pas vraiment les hommes. Ce n’est pas vraiment leur métier, ils peuvent être confrontés à l’intérieur de l’établissement à des détenus qu’ils connaissent pour les avoir arrêtés, les missions policières qui les motivent sont mises entre parenthèses…

Et ce matin à Nivelles, le chef de zone a appris que pour protester contre la grève des gardiens de prison, quatre de ses policiers… s’étaient mis en grève à leur tour !

Il ne faut pas pousser beaucoup le commissaire divisionnaire Pascal Neyman pour qu’il confesse, sur le fond, être assez d’accord avec ses hommes: il n’a jamais fait mystère, dans le passé, de son agacement lorsqu’il doit priver la zone d’une partie de ses effectifs pour envoyer des policiers remplacer les grévistes à la prison.

Mais en l’occurence, il doit aussi agir en tant qu’employeur et s’assurer que les missions seront remplies dans les prochains jours. Dès demain, tous les policiers de la zone qui sont prévus pour le service seront donc « réquisitionnés », ce qui les empêchera de se déclarer en grève.