Brabant Wallon Éternel rival de Jean-Luc Roland, Jacques Otlet (MR)espère siéger dans la majorité après les élections

L’homme fort des libéraux ottintois, Jacques Otlet, se présentera aux prochaines élections communales, mais pas comme tête de liste. Ce qui ne l’empêche pas d’être toujours aussi franc.

À 70 ans, est-on trop vieux ou assez expérimenté pour faire de la politique ?

"L’expérience me permet de relativiser les événements. Je suis plus diplomate qu’avant."

Alors que Renaud Deveen (Défi) vous trouve "agressif" au conseil communal…

"Ce monsieur ne me connaît pas. Qui est-il ? Il n’est jamais venu au conseil. Comment peut-il dire cela ? Je soupçonne qu’il répète ce que certains lui ont raconté de manière très subjective. Je fais mon boulot, avec mon style. Je suis franc."

Alors, en toute franchise, vous serez candidat en 2018 ?

"C’est encore difficile à dire. Il y a 80 % de chances que je le sois."

Ça veut donc dire oui !

(Il sourit) "Écoutez, je bénéficie encore d’une popularité, je reste aussi un éternel mordu de la politique et un passionné de ma commune. Peut-être candidat, mais pas tête de liste. Je pousserai volontiers la liste OLLN 2.0, à la quatrième place par exemple".

18 ans dans l’opposition, c’est long ?

"Ouf ! Je commence à en avoir marre d’être dans l’opposition et dans la minorité ! Il est grand temps pour nous d’accéder au pouvoir ! Et il n’est pas impossible d’avoir une majorité absolue !"

Sinon, il faudra faire une alliance…

"C’est évident. La porte est ouverte. Soit une porte s’ouvre pour une alliance, soit ils créent (Ecolo, PS, CDH) ensemble un front contre nous. Mais dans ce cas, il faudra s’attendre à une campagne très dure et très forte…"

Pour tout faire exploser ?

"Exactement. Le plus grand groupe doit gouverner. On parle avec tout le monde, sauf Défi."

Et une majorité Ecolo/MR ?

"Ce serait l’idéal puisque vous contenterez une large partie de la population qui vote pour ces deux grands partis. Vous savez, je pense qu’Ecolo restera très fort en 2018, même sans Jean-Luc Roland. Car, souvenez-vous, en 2000, Jean-Luc Roland était à peine connu et il est pourtant devenu bourgmestre."

Et Julie Chantry (Ecolo) ?

"Elle a la chance d’arriver toute blanche, sans coquille sur les épaules. Ses compétences l’aidant, bien évidemment. Ce n’est pas comme son collègue David da Câmara qui a dû subir tout ce qu’on a connu pour les travaux et les problèmes de mobilité. Ses portefeuilles ne l’ont pas aidé pour sa popularité."

Si le MR accède au pouvoir, le dossier prioritaire sera sûrement Ottignies, vous qui défendez souvent le centre-ville.

"Il lui faut un grand projet. On a certes commencé avec l’aménagement du Cœur de Ville, qui est réussi. Mais il faut aller plus loin : un projet qui s’étend du Douaire à la gare. À Waterloo, Florence Reuters (MR) a eu le courage de présenter une grande métamorphose de son centre-ville. On doit faire la même chose ! Osons !"