Brabant Wallon La situation de cet Ivoirien est un véritable imbroglio alors qu’il est parfaitement intégré

Bamba est de nationalité ivoirienne. Il est arrivé en Belgique en 2011, a achevé ses études et obtenu ses diplômes jusqu’à la 7e année professionnelle à Jodoigne. Cela n’a jamais posé de problème. Pendant ce laps de temps, il a rencontré Mégane, a eu un enfant aujourd’hui âgé de 1 an. Il est orphelin, il avait fait une demande d’asile qui a été refusée. Depuis, il a trouvé un travail et, malgré cela, a reçu un ordre de quitter le territoire. Un recours a été introduit, diverses démarches auprès de l’ambassade aussi, les papiers demandés ont été fournis et, malgré cela, on lui refuse le regroupement familial…

L’entourage de Mégane et Bamba se mobilise même si, de leur propre aveu, ils ne savent plus trop quoi faire… Âgé de 22 ans, Bamba n’a qu’une envie : poursuivre son existence en Belgique, aux côtés de Mégane mais aussi de Yannis ! "Pourquoi ne veut-on pas me régulariser ? On me dit que j’ai déjà reçu plusieurs ordres de quitter le territoire alors ils ne peuvent plus faire jouer le regroupement familial. On me demande des papiers que je ne sais obtenir qu’en me rendant personnellement dans mon pays. Je suis donc coincé car c’est tout bonnement impossible. Il me faudrait un passeport mais… sans papier, je ne sais pas l’obtenir !"

Bamba déplore que l’ambassade de Côte d’Ivoire ne soit pas plus coopérative. "J’ai même eu un contact direct avec l’ambassadeur mais aucune solution concrète n’est possible pour l’instant. Pourtant, je suis intégré. Depuis que j’ai quitté l’école, je travaille. J’ai eu deux contrats comme maçon avec des entrepreneurs et maintenant, je suis employé dans une administration communale pour six mois."

De son côté, Mégane vit dans la crainte. "Je sais qu’il pourrait être placé dans un centre fermé du jour au lendemain… La crainte du mariage blanc est présente chez certains. On n’a pourtant pas fait un enfant pour régulariser la situation de Bamba… Cela fait quatre ans que l’on est ensemble. On a d’ailleurs envie d’autres enfants mais on ne le fera pas tant que la situation ne sera pas régularisée…"