Brabant Wallon Eric, qui estimait n’avoir rien à se reprocher, a refusé de se conformer aux injonctions

Le 11 décembre 2016, les policiers ont été appelés en soirée dans le centre de Jodoigne, devant un café où avait lieu une bagarre entre une vingtaine de personnes d’après les citoyens qui avaient donné l’alerte. Il était aussi question d’un protagoniste qui avait un chien, et d’un autre - ou le même - qui aurait été en possession d’une arme.

Autant dire que l’intervention, pour une patrouille ne comptant que deux policiers, s’annonçait délicate. Et effectivement, lorsqu’ils sont arrivés, il y avait bien une vingtaine de personnes devant l’établissement, dont certaines étaient assez énervées. D’autres l’étaient moins mais les agents n’ont voulu courir aucun risque puisqu’il était question d’une arme. Ils ont ordonné à chacun de s’immobiliser et de montrer les mains.

Eric, qui faisait partie des personnes qui se trouvaient dans le périmètre des faits, estimait de son côté n’avoir rien à se reprocher et n’a donc pas suivi les ordres donnés par les policiers, malgré leur insistance. Les pandores, devant un tel manque de collaboration, ont choisi de le mettre au sol et de l’obliger à écarter les bras. Mais l’homme a résisté et lorsqu’il s’est retrouvé par terre, il a gardé résolument ses bras sous son corps.

En réalité, c’était un autre protagoniste qui avait une arme, et l’avait d’ailleurs placée dans sa voiture avant l’arrivée de la patrouille. Mais les agents ne pouvaient pas le savoir au début de leur intervention. Et vu l’attitude d’Eric, ne sachant pas déterminer s’il était armé ou non, les policiers ont utilisé un spray au poivre pour le neutraliser et lui faire enfin entendre raison.

Par la suite, l’homme s’est plaint d’avoir été maltraité, et a expliqué qu’il n’avait pas voulu se mettre par terre parce qu’il pleuvait. Déjà connu pour des faits de menaces et de rébellion, il a été cité devant le tribunal correctionnel, à nouveau pour une prévention de rébellion et il n’a pas fait le déplacement à Nivelles. Jeu dangereux : le tribunal, conformément aux réquisitions, vient de prononcer six mois de prison ferme à son encontre.