Brabant Wallon

Le magasin fête ses 70 ans de longévité. L'un des plus anciens de la commune.


Ce week-end, le magasin de chaussures La Merveille a sorti les ballons et le tapis rouge à l’occasion de son 70e anniversaire. "Nous devons être l’un des plus anciens commerces de Jodoigne toujours en activité", nous annonce fièrement Véronique Quertémont, la gérante de la boutique. Elle nous emmène de suite devant une grande photo, imprimée sur l’un des murs du magasin : "ça, c’est Octave, mon grand-père, le créateur de La Merveille. Mes parents ont repris le commerce à sa pension en 1979, et moi en 2013."

Si le commerce est né en 1948 rue Saint-Médard, c’est en réalité depuis la fin du XIXe siècle que la famille travaille dans ce domaine. "Au départ, c’est mon arrière-arrière-grand-père qui s’est lancé comme cordonnier sur la Grand-Place. La vente de chaussures est venue par la suite avec son fils qui proposait cela en plus de ses activités de cordonnier", raconte Véronique Quertémont. Ce sont donc cinq générations qui ont pris soin des pieds des Jodoignois.

"Et ça ne se limite pas à la vente de chaussures puisque mon frère, Arnaud, s’est lui installé comme orthopédiste", précise la gérante. L’atout de La Merveille : sa spécialisation qui lui a permis de tenir au fil des années. "Nous proposons des chaussures très confortables, adaptées aux pieds sensibles. 75 % de nos produits possèdent des semelles amovibles, l’idéal lorsqu’on porte des semelles orthopédiques", nous explique-t-on. La qualité et le service sont leurs deux autres leitmotivs : "On prend le temps de conseiller nos clients et il est très important que les personnes ayant des pieds compliqués puissent essayer leurs chaussures. C’est ce qui nous différencie des ventes en ligne."

En février 2016 , Véronique Quertémont a pris la décision de faire déménager sa boutique : "On est désormais installé avenue des Commandants Borlée. Cela nous a permis de nous rapprocher des grands axes, car les petites rues se meurent. Et puis, c’était l’occasion de rajeunir l’espace."

Avant l’arrivée d’une sixième génération ? "Mes enfants âgés de 21 et 17 ans n’en parlent pas pour l’instant, mais qui sait ? Et puis, mon frère a aussi des enfants, mais ils sont trop petits pour savoir quel sera leur avenir…"

Candice Denis