Brabant Wallon La Brainoise a décroché la toute première médaille belge féminine dans un grand championnat international.

Du haut de ses 14 ans, Younmi Novo peut déjà se targuer d’avoir un joli palmarès en karaté. Il y a quelques jours, pour sa toute première sélection à un Championnat du Monde made in WKF de kata, la Brainoise l’a enrichi avec un podium international puisqu’elle a décroché le bronze et aussi par la même occasion la première médaille belge du côté féminin dans un tel événement. Autant dire une performance de premier choix. "C’est une fierté, mais je ne me repose pas sur ça", répond celle qui a commencé l’art martial à six ans après avoir regardé Kung Fu Panda.

Le stress dû à un tel événement maîtrisé, elle a alors tout donné pour réussir une pareille performance. "Au départ, je ne visais pas une médaille puisque c’était ma première sélection. C’était du grand niveau. Un Top 10 aurait été déjà extraordinaire. Mon coach m’a tellement motivée… c’est ce qui a fait la différence pour aller sur le podium."

Après cette première médaille dans un championnat international, Younmi Novo ne veut pas en rester là. Son appétit insatiable l’emmènera en effet vers la Russie en février prochain où elle disputera l’Euro pour lequel elle est déjà qualifiée. "J’aurai la pression après ce podium mondial, mais je vais tout donner pour faire encore mieux. N°1, c’est bien mieux."

Son dada à elle, c’est le kata, car "c’est plus dur, on doit être précis. À un millimètre près, ça peut foirer" et elle ne manque pas d’ambition. À Andenne, où elle s’entraîne une dizaine d’heures par semaine, elle se donne les moyens d’arriver à ses fins. Son talent ayant été détecté, en outre, très tôt. "Dès le premier jour où elle est venue s’entraîner à Rebecq, je savais qu’on pouvait faire quelque chose avec elle", souligne Olivier Mahauden, président de la Fédération francophone de karaté. "Elle a disputé une cinquantaine de compétitions et ça a donné 50 podiums. C’est révélateur. Avec elle, on peut clairement ambitionner des résultats internationaux."

Si les Jeux de 2020, sport de démonstration, arrivent un peu tôt, Paris 2024 peut (doit ?) être clairement un objectif.