Brabant Wallon À 48 ans, il vient renforcer Orp-Jauche, que Jimmy, son fils, coache

"Mon père a presque tout à perdre en signant ici. Mais c’est un leader naturel, il a envie d’aider et il est resté un gros compétiteur. Je crois qu’on a ça de commun dans la famille", observe Jimmy Stas, joueur en TDM2 à Sainte-Walburge et coach à Orp-Jauche (14e en P1) où son père Jacques Stas, vient de signer.

Des qualités qui seront bien utiles à l’opération sauvetage de Orp-Jauche. À 24 ans, Jimmy aimerait toucher du bois pour inverser la donne. "Lors de notre premier match en Coupe AWBB, on perd notre meneur Charles. Ensuite, on a eu d’autres blessures et une préparation pas idéale avec un calendrier où on ne joue pas chaque semaine."

Il faut dire qu’Orp-Jauche évolue au complexe sportif de Hélécine où il ne bénéficie que d’un seul entraînement par semaine. "On a fait jeu égal avec de nombreuses équipes. Je pense à l’UAAE, à l’Excelsior, à Ganshoren ou à l’École européenne mais on craque toujours dans le troisième ou le quatrième quart."

Le bât blesse donc au plan physique mais les Stas père et fils comptent bien inculquer également leur esprit de compétition. Dès vendredi dernier, et malgré la défaite lourde face au BC Genappe ("Le BCG ne shootera pas à 57 % à trois points chaque semaine"), le visage des Orpois a déjà changé. La formation de l’est brabançon devra progresser si elle veut se sauver. "Ici, on va affronter le top du championnat avec Canter et Argentine. À la reprise, je souhaite qu’on acquiert une véritable identité défensive. Il faut augmenter notre physique et développer les fondamentaux collectifs."

En attaque, l’apport de son père et le retour de blessure de Jérôme Charles (que Jimmy côtoya au Spirou) devraient régler les soucis offensifs. "On fera peut-être l’une ou l’autre sortie pour soigner notre condition et je compte sur le sérieux des gars entre les fêtes. Tout le monde devra être prêt à fighter en janvier car les conditions du renouveau seront là", promet Jimmy Stas. Il pourra compter sur l’adhésion totale de son père au projet, à moins que ce dernier ne trouve de l’embauche dans le monde du basket pro.


De beaux restes...

Un entraînement dans les jambes, mais déjà 16 points et plusieurs caviars distillés à ses équipiers lors de Orp-Jauche - BC Genappe vendredi (65-96) : à 48 ans, l’ancien professionnel (Castors Braine, Racing Malines et Spirou Charleroi) Jaques Stas a encore de beaux restes. "En plus d’être une rotation supplémentaire, mon père est un compétiteur qui va apporter de la structure et orienter un groupe assez jeune. Il sera mon relais sur un terrain qu’il connaît bien."

Un leader qui va intéresser tout le monde à l’opération maintien entamée par la lanterne rouge de la P1. Vendredi, le paternel de Jimmy en a surpris plus d’un. "Il est rentré dans le vestiaire. Il savait quel était notre classement. Il avait regardé celui de notre adversaire et savait que nous étions en pénurie offensive avec moins de 50 points inscrits de moyenne. Tous ses équipiers ne savaient pas ça…"