Brabant Wallon Quatre ans de prison requis contre un quadragénaire qui a extorqué sa propre mère

Le 19 novembre 2016, une habitante de Rixensart âgée de 79 ans a déposé plainte à la police en expliquant que, la veille, son fils l’avait blessée parce qu’elle refusait de lui donner de l’argent. Elle avait subi des menaces assez particulières puisque, voyant qu’il n’arrivait pas à obtenir la carte bancaire de sa mère, ce fils quadragénaire lui a dit qu’il allait prendre du déboucheur liquide Destop, et lui en verser sur la tête.

Menaces en l’air ? Même pas ! Comme la septuagénaire refusait de céder, le gaillard a effectivement laissé tomber un peu de produit sur sa tête. Résultat constaté par la suite par un expert : une lésion de 10 cm sur 15 cm du cuir chevelu.

Mais le Rixensartois voulait se montrer plus impressionnant : il est allé chercher un récipient de Viakal, et a affirmé qu’il allait cette fois en déverser sur les yeux de sa mère !

Vu ce qu’elle venait déjà de subir, la malheureuse a cédé et a donné sa carte bancaire. Le fils a alors effectué trois retraits d’argent sur le compte de la victime.

Interrogé par les policiers, le Rixensartois a prétendu qu’il ne s’était rien passé. Malgré la plainte, malgré le certificat médical établi, il a indiqué que sa mère avait tout inventé, et qu’elle était manipulatrice.

Et les retraits d’argent ? Il pouvait difficilement les nier. Mais il a affirmé que c’était tout à fait volontairement que sa maman lui avait confié sa carte bancaire.

Cité devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon hier matin, il n’est pas venu répéter ses explications assez difficiles à croire. D’autant que, comme l’a rappelé le ministère public, l’intéressé a écopé, en 2009, de quatre ans d’emprisonnement avec sursis pour des coups et blessures volontaires… sur sa mère.

Il a donc des antécédents spécifiques et, d’après le substitut, certains éléments ajoutés au dossier depuis les faits laissent craindre qu’il y ait un sérieux risque de récidive. C’est donc une peine de quatre ans d’emprisonnement ferme qui a été requise par défaut. Jugement le 8 janvier.V. F.