Brabant Wallon La Défense a remis un avis négatif pour question de sécurité nationale

La plaine de Boneffe ne cesse de faire parler d’elle. Entre permis accordés, recours et décisions cassées au Conseil d’État, on finirait par s’y perdre...

Une certitude, la société Eneco semble bien décidée à ne jamais lâcher l’affaire. En face, l’administration communale d’une part, Natagora et Plaine de vie d’autre part, non plus ! Ajoutez à cela la Défense qui entre dans la danse en remettant un avis négatif, et il ne vous manque qu’un dernier élément : le ministre Di Antonio qui ne semble pas vouloir écouter les contestataires et accorde systématiquement le permis, lequel est ensuite cassé au Conseil d’État…

2018 a été très mouvementée donc puisque les défenseurs de la faune et de la flore étaient heureux de voir que le Conseil d’État leur donnait raison. Mais dans la foulée, Eneco a réalisé une nouvelle enquête publique que le ministre Di Antonio s’est empressé de prendre en compte pour accorder un nouveau permis.

On apprend que la Défense a pourtant remis un avis négatif le 4 mai pour différentes raisons, et non des moindre puisqu’il est question de sécurité nationale ! La zone d’implantation des 9 éoliennes pose problème à certains endroits. Tant la composante terre que son homologue aérienne sont opposées au projet. D’une part car il s’agit d’une zone où des parachutages ont lieu. Le projet se situe dans le DZ Protection Area de EB34 Jandrain.

D’autre part, l’implantation envisagée se situe dans une zone d’exercices et d’entraînement pour aéronefs répertoriée catégorie C. Les éoliennes WT01, WT02 et WT05 se situent d’ailleurs dans une zone rouge, zone de vol en basse altitude et la composante aérienne n’accorde pas de nouvelle implantation dans cette partie du pays !

Les riverains pourront d’ailleurs confirmer la présence très régulière d’hélicoptères et de militaires dans la zone.

Par ailleurs, la commune de Ramillies a entériné la décision d’introduire un nouveau recours. On attend à présent l’avis, avant le 12 août, de Natagora et Plaine de vie, deux ASBL qui ont, à chaque fois, elles aussi, contesté les décisions favorables aux éoliennes.