La commune se veut fascinante

Geoffroy Herens Publié le - Mis à jour le

Brabant Wallon

Trois dispositifs anti-érosion viennent d’être installés dans des champs

ORP-JAUCHE Elles sont actuellement au nombre de trois mais, à court terme, l’entité devrait en compter une vingtaine. Ces fascines qui viennent d’être placées dans des champs sur les hauteurs de Jauche. Concrètement, il s’agit de murs constitués de fagots de bois mort fixés entre deux rangées de pieux bien plantés dans le sol.

D’une hauteur de 60 cm, d’une largeur à peine moins grande et d’une longueur de 25 m, ces fascines sont censées remplir une double mission : freiner l’écoulement des eaux lors des fortes pluies et retenir les terres agricoles à l’instar d’un barrage filtrant.

“Ce type d’aménagement n’est pas encore connu en Wallonie” , constate Marie-Pierre Hiel, spécialiste de la question pour l’UCL via le projet Prosensols. “À l’inverse, il y en a déjà beaucoup dans le Nord de la France… Maintenant, avec ses futures installations, Orp-Jauche devrait devenir la commune wallonne la plus pourvue en la matière.”

Ces cinq cents mètres de fascines seront financés par la commune, qu’il s’agisse de leur achat ou de leur mise en terre. Cela, sans parler des indemnisations que recevront les agriculteurs touchés par ces pertes de rendement.

“L’essentiel n’est pas le dédommagement mais bien la réduction des coulées de boue” , précise cependant Emmanuel Vranckx, l’un des deux propriétaires concernés.

L’homme sait de quoi il parle : il se présente comme un chantre des mesures agro-environnementales, qu’elles soient anti-érosives, en faveur de la faune locale…

De son côté, Marie-Louise Paris-Rousselle signale qu’en complément de ces fascines, ses pommes de terre ont été plantées de manière perpendiculaire au sens de la pente qui mène droit à la rue Brigadier Mélard. Une manière de freiner les eaux éventuelles. “En espérant qu’il n’y ait plus d’orages aussi violents que ceux de l’été dernier” , ajoute-t-elle.

Reste désormais à attendre quelques semaines avant de voir les fascines supplémentaires orner les paysages de l’entité, principalement sur Orp-le-Grand et Noduwez.

“Le travail devrait être effectué en deux phases” , précise Hélène Guion, l’ingénieure engagée par la commune pour lutter contre les inondations. “La première se fera en mai, la seconde en août. Mais, c’est à souligner, rien ne serait possible sans un dialogue constructif mené avec le monde agricole.”



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