Brabant Wallon La Nivelloise ne comprend pas le geste de son fils souffrant de troubles mentaux.

C’est une dame complètement effondrée que nous sommes parvenus à joindre, hier après-midi, à Nivelles. Véronique (prénom d’emprunt) est la maman de ce jeune adolescent qui s’est filmé en train de jeter sa chienne par la fenêtre des premier et deuxième étage de son habitation. Heureusement sans gravité pour l’animal.

Une vidéo partagée par le jeune Nivellois à des connaissances, qui a rapidement fuité sur les réseaux sociaux et provoqué un véritable émoi. Au point que l’ASBL perwézienne Sans collier s’est saisie du dossier et a déposé plainte. Et, lundi soir, les deux chiens de Véronique ont finalement été saisis à titre provisoire et placés au refuge animalier Un toit pour eux. "Je n’étais pas au courant de ce qu’il s’était passé" , confie-t-elle, d’énormes sanglots dans la voix. "C’est une fille qui m’a interpellée en rue et m’a montré la vidéo. J’en étais toute retournée. Sur les réseaux sociaux, on disait que la chienne était morte alors qu’elle était en pleine forme à côté de moi. Je ne comprenais plus rien. Immédiatement, j’ai appelé le père de mon fils, qui est rapidement arrivé. Et nous avons décidé d’appeler nous-mêmes la police."

Toujours sous le coup de l’émotion, Véronique ne comprend pas comment son propre fils a pu commettre un tel geste sur un animal qu’elle chérit plus que tout. "Si ça avait été quelqu’un d’autre, je l’aurais traité de tous les noms. Ici, c’est mon fils qui en est l’auteur. Il a voulu faire une mise en scène. La chienne va très bien et il est impossible qu’elle n’ait rien de cassé alors qu’elle est tombée du deuxième étage. Mon fils a dû mettre une protection pour amortir la chute. C’est une mauvaise blague mais il faut savoir que, depuis sa naissance, il souffre de troubles du comportement. Il est suivi par un pédopsychiatre. Je me bats depuis des années pour soigner ses troubles du comportement. Mais il avait récemment arrêté son traitement. Il ne sait pas lui-même ce qu’il lui a pris. Il regrette énormément son geste."

aujourd’hui, il essuie des menaces de mort sur les réseaux sociaux. Et sa maman est aussi ciblée par des insultes. "Des internautes ont publié notre adresse sur Facebook" , confie Véronique, désormais en pleurs. " Et certains disent qu’ils vont venir brûler notre maison, qu’ils viendront tout casser. Cela prend des proportions inimaginables."

Aujourd’hui, la Nivellois espère qu’elle pourra récupérer ses chiens. "Mon fils a été écarté du cocon familial. Il doit intégrer un service de pédopsychiatrie. Il a besoin d’aide. Je ne veux d’ailleurs pas qu’il revienne ici avant d’être soigné. Mes chiens n’ont rien à craindre. J’étais effondrée quand on me les a arrachés. Je veux les récupérer. Ils font partie intégrante de ma vie. Je les ai toujours chouchoutés. Même mes chats semblent perdus en raison de leur absence."

Selon Sans Collier , c’est désormais au bourgmestre de Nivelles que reviendra la décision de confirmer ou non la saisie des animaux. "Il a deux mois pour se prononcer sur base du rapport vétérinaire, de l’enquête de police et des témoignages." Y. N.