Brabant Wallon

Jeudi soir, le conseil provincial a approuvé ses règlements taxes pour l’exercice 2014-19. Deux taxes se sont vues supprimées et deux nouvelles se sont ajoutées, la première : taxe de séjour n’a pas suscité de débat. Ce qui n’est pas le cas de la nouvelle taxe sur les secondes résidences.

Une taxe "en lien direct avec les efforts importants que doit réaliser la Province du Brabant Wallon pour aider nos jeunes à accéder aux logements", a justifié le président du collège provincial, Mathieu Michel, précisant que les deux nouvelles taxes (séjour et seconde résidence) permettront des recettes nouvelles, sans toucher les citoyens du Brabant wallon.

Pas tout à fait , avait cependant avancé Philippe Matthis (CDH), lors du conseil provincial qui a précisé que des jeunes du Brabant wallon étaient kotteurs et que la taxe provinciale s’ajoutait à la taxe communale déjà levée sur les kots. Le chef de file du CDH a estimé à 290.000 € la recette totale de la nouvelle taxe : 5.000 € grâce aux (vraies) secondes résidences (75 X 65 euros) et 285.000 € (9.500 kots X 30 €) grâce aux kots.

Le chef de file du CDH avait aussi pointé que l’UCL seule devrait débourser 135.000 € de taxe et qu’aucun propriétaire ne paierait la taxe, mais la répercuterait sur les locataires.

Principal bailleur de LLN, l’UCL a confirmé que la taxe serait bien répercutée sur les étudiants… qui ont réagi le lendemain par le biais d’un communiqué : l’AGL (Assemblée Générale des Etudiants) et le Syello (Syndicat des étudiants locataires) y dénoncent cette nouvelle taxe qu’ils considèrent comme un nouveau frein à l’accessibilité des études, précisant que les étudiants ne sont pas des vaches à lait, rappelant que le loyer d’un kot s’élève à 300 €, sans les charges.

Et de conclure finalement que Syello et AGL resteront attentifs à ce que la marche arrière soit effective et pas seulement un effet d’annonce !

La province a en effet annoncé dès samedi, qu’elle faisait marche arrière. "Un certain nombre de contacts pris avec le Collège provincial ont mis en évidence la pression fiscale déjà fort importante qui pesait sur les kots étudiants", précise Mathieu Michel. Plus singulièrement à Ottignies-Louvain-la-Neuve où une taxe communale de 150 € en plus du précompte immobilier est déjà perçue."

En outre certain s propriétaires ayant déjà fait part de leur intention de répercuter directement cette taxe sur les étudiants, le Collège provincial a souligné qu’il n’était pas dans son intention "d’alourdir de façon disproportionnée cette fiscalité et en fin de compte pénaliser les étudiants."

Dès lors, le Collège provincial proposera "dans les meilleurs délais une modification de cette taxe allant jusqu’à l’exonération des kots étudiants pour rester en adéquation avec sa volonté d’une fiscalité faible juste et équitable."