Brabant Wallon Hormis les orages de mercredi et les quelques gouttes attendues aujourd'hui, il n’a plus plu depuis mai en Brabant wallon

Depuis plusieurs semaines, les habitants du Brabant wallon peuvent se réjouir de températures agréables et d’un ensoleillement quasi permanent. Idéal pour les apéros et barbecues entre amis tout comme pour les visites au Bois des Rêves d’Ottignies dont la piscine en plein air ne désemplit pas de touristes.

Mais cette période de forte chaleur a également des répercussions qui peuvent s’avérer néfastes. Pour les personnes les plus exposées (jeunes enfants, personnes âgées…) mais aussi pour la nature en elle-même. Hormis l’épisode orageux de mercredi dernier, il n’a plus plu une goutte depuis les orages du mois de mai en Brabant wallon. Et les quelques gouttes attendues ces mardi et mercredi sur notre province ne devraient pas permettre de compenser l’actuelle sécheresse : on attend jusqu’à 30 degrés à l’ombre samedi.

Résultat : les pelouses et champs arborant généralement une jolie couleur verte ont aujourd’hui pris une teinte jaunâtre plus habituelle des régions du sud de la France. "Nous connaissons effectivement une très forte sécheresse au nord du sillon Sambre et Meuse, précise Pascal Mormal, météorologue à l’IRM. Le Brabant wallon est particulièrement touché, tout comme l’ensemble de la Flandre. Même l’Angleterre est actuellement touchée par cette sécheresse. Le sud de notre pays l’est moins car il a été plus souvent ciblé pas des orages et que les nappes phréatiques y sont plus profondes alors qu’elles se situent en surface au nord du pays."

Selon l’Institut royal de météorologie, la sécheresse actuelle a une récurrence d’une fois tous les 50 ans, même si une période de sécheresse avait déjà touché le pays entre juillet 2016 et juin 2017. "Heureusement qu’il a pas mal plu à l’automne et au printemps , confie Pascal Mormal. Les réserves en eau ont pu se refaire. Sans quoi la sécheresse d’aujourd’hui serait bien plus grave."

L’IRM ne prévoit pas d’amélioration dans les deux semaines qui viennent. La sécheresse devrait donc s’amplifier dans les prochains jours. La courbe des précipitations se rapproche d’ailleurs dangereusement de celle de 1976, année de la sécheresse la plus critique connue en Belgique depuis l’instauration des relevés météorologiques. Et les précipitations de mai et juin sont exceptionnellement basses, proches de celles enregistrées en 1901. "Pour que la situation revienne à la normale, il faudrait une période de pluie assez longue. Or, nous sommes dans une période où l’on constate généralement des orages, avec de fortes pluies en un court laps de temps qui ruissellent et ne pénètrent pas le sol. Même s’il vaut mieux cela que pas de pluie du tout, ces précipitations ne sont pas très utiles. D’autant qu’elles génèrent souvent des inondations et coulées de boue. Elles nuisent tant aux citoyens qu’aux agriculteurs qui voient leurs récoltes être détruites."

Selon les prévisions de l’IRM, on ne devrait pas connaître de longues périodes de pluie avant le mois d’août, au mieux. "La tendance porte sur des journées plus fraîches et arrosées en août mais ces prévisions peuvent évidemment évoluer d’ici là."