Brabant Wallon Une commission a fixé lundi des pourcentages de perte pour indemniser les fermiers.

Une douzaine d’exploitants agricoles étaient présents, hier après-midi à l’hôtel de ville de Tubize, pour la réunion de la commission communale qui a planché sur les constatations des dégâts causés par la sécheresse de cet été. En présence du bourgmestre Michel Januth et de l’échevine de l’Agriculture Sabine Desmedt, un fonctionnaire de la Région wallonne a expliqué aux exploitants concernés la procédure qui sera suivie.

Tubize, comme 165 autres communes en Wallonie - dont la totalité de celles situées en Brabant wallon -, a été retenue par l’Institut royal de météorologie en tant que commune où la sécheresse a été exceptionnelle durant la période du 1er mai au 31 juillet. Ce qui permettra au fonds des calamités d’intervenir et d’indemniser les exploitants agricoles.

Encore faut-il déterminer la gravité des dégâts subis alors que la nature des sols varie, que certaines zones ont bénéficié d’orages et d’autres pas, que tous les types de culture ne sont pas touchés de la même manière par le manque d’eau… "Nous avons analysé cela en interne avant la réunion, de manière assez fine : telle parcelle située sur le bon côté d’un coteau a été moins touchée que celle de l’autre côté…", précise le bourgmestre Januth.

La réunion d’hier servait à poser un premier constat. Celui-ci devra être confirmé par un deuxième constat, à dresser sans doute dans le courant du mois d’octobre, lorsque les cultures auront toutes été récoltées.

L’étendue des préjudices subis par les agriculteurs pourra alors être affinée sur la base de chiffres de rendement, de quantité livrée, etc. La commission, hier, a entériné des pourcentages estimés de perte par rapport au rendement moyen des cinq dernières années : 55 % pour les prairies qui ont roussi en seconde partie de saison, 35 % de pertes pour les champs de maïs en sachant qu’il y a des cas plus sévères, 40 % pour les pommes de terre, 25 % pour les betteraves qui pourraient peut-être se reprendre… "Pour moi, ce sera plus important, illustre Arnaud Decroly, dont la ferme est située à Tubize même. Mes parcelles ont un sous-sol de schiste - on n’est pas loin des carrières de Quenast - et il n’y a pas vraiment de réserves d’eau. Les pommes de terre, ce sera au moins 50 % de pertes : 25 tonnes par hectare, à multiplier par 300 euros… L’indemnisation ne couvrira jamais toutes les pertes, c’est sûr et certain !"