Brabant Wallon

Il précise que sa mission en tant que chef de la police locale se limite à faire exécuter ce qui ressort de la police administrative

LOUVAIN-LA-NEUVE Le bourgmestre de Louvain-la-Neuve Jean-Luc Roland participait mardi à l'occupation des locaux du bureau de poste de la ville estudiantine, qui se poursuivait au-delà de 17 heures malgré la demande des responsable de la Poste d'évacuer le bureau pour des raisons de sécurité. La mobilisation citoyenne pour le maintien du seul bureau de poste de la cité universitaire est également soutenue par les autorités de l'Université catholique de Louvain.

A 17 heures, alors que le bureau de poste situé sur la Grand-Place de Louvain-la-Neuve devait fermer ses portes, plusieurs dizaines de personnes attendaient devant le local et certaines sont entrées pour empêcher la fermeture.

Vers 17h30, la responsable opérationnelle et sécurité de la Poste pour l'entité Wavre-Ottignies, Nathalie Hote, a demandé aux occupants de quitter la zone publique du bureau, pour des raisons de sécurité, ce que les citoyens ont poliment refusé de faire.

Le bourgmestre Jean-Luc Roland, qui est aussi président de la zone de police - laquelle sera vraisemblablement requise dans la soirée pour faire évacuer les lieux - était présent aux côtés des occupants et s'est dit solidaire du mouvement mené par des habitants et des étudiants.

Il précise que sa mission en tant que chef de la police locale se limite à faire exécuter ce qui ressort de la police administrative. Si les policiers doivent intervenir au bureau de poste, ce sera sans doute dans le cadre de l'exécution d'une décision de justice obtenue par la Poste en extrême urgence, ce qui ne ressortit pas au bourgmestre.

Du côté des occupants en tout cas, on est décidé à ne pas bouger, jusqu'à une éventuelle expulsion. "Les points Poste proposés ne résolvent pas les problèmes, parce que les spécificités de Louvain-la-Neuve ne sont pas prises en compte. Comme le service public ne rend plus service au public, nous allons, en tant que public, occuper le service", déclare Mathilde Renaut, une des chevilles ouvrières du mouvement.

La mobilisation est également soutenue par les autorités de l'UCL, le personnel de l'université ayant été averti par courrier électronique dans la journée de l'action qui a eu lieu en fin d'après-midi. Philippe Barras, représentant l'UCL, est également présent sur place aux côtés des protestataires. "Si la décision de la Poste se confirme, nous serons la seule université en Belgique à ne pas disposer d'un bureau de poste. Alors que nous avons 22.000 étudiants dont 4.000 étrangers", observe Philippe Barras.

© La Dernière Heure 2009