Brabant Wallon L’élection provinciale ne passionne pas les foules, les humanistes le regrettent

Avant l’été, le CDH du Brabant wallon avait livré son analyse à propos de l’institution provinciale : sans modification profonde de son fonctionnement, elle risque de disparaître. Cette semaine, en présentant deux listes complètes pour faire mieux que les cinq sièges dont ils disposent actuellement au conseil provincial, les humanistes se disent toujours inquiets.

"Trois dangers guettent", indique André Antoine en pointant en premier lieu l’indifférence dans laquelle se prépare ce scrutin provincial. Qui s’installera à la tête de telle ou telle commune, la question est sur toutes les lèvres. Mais qui parle de la Province ? Alors que, pour le président du Parlement wallon, il s’agit d’un niveau de pouvoir qui dispose de moyens financiers importants, et qui peut combler certaines attentes importantes.

Autres dangers pointés par le CDH: le manque de vitalité démocratique du conseil provincial et la "vacuité des programmes" (des autres partis) qui laisse l’impression que de toute façon, les jeux sont faits. Comprenez que les membres de la majorité actuelle, le MR et le PS, vont repartir ensemble pour six ans.

Le CDH, lui, n’est pas résigné et affirme avoir élaboré un vrai programme avec des idées innovantes : la création d’un budget participatif au niveau provincial, des mesures fiscales pour améliorer l’accès au logement, le lancement d’une école de codage, la mise sur pied d’une brigade de protection de l’environnement dotée d’un numéro vert, l’ambition de faire du Brabant wallon la première province cyclable de Wallonie…

Qui pour porter ces projets ? Dans le district ouest, c’est Olivier Vanham (Braine-l’Alleud) qui tirera la liste tandis que l’échevine nivelloise Evelyne Vanpee poussera la liste. Côté est, la tête de liste est Benjamin Goes (Beauvechain) et Benoît Thoreau (Wavre) figure en dernière position.