Brabant Wallon Le groupe hôtelier préfère se consacrer sur ses hôtels à Genval et bientôt à LLN

Après la prononciation de sa faillite ce lundi par le tribunal de commerce de Nivelles, une question est désormais sur toutes les lèvres. Que va devenir le château de Limelette, cet ancien écrin de l’hôtellerie de notre province, devenu insalubre, faute d’investissements ? Plusieurs scénarios sont sur la table.

D’abord, le curateur va devoir se pencher sur le sort des 25 employés du Château. "C’est lui qui décide de leur sort, nous confie Christophe Cruquenaire, permanent CSC. Il existe plusieurs scénarios, mais certains sont malheureusement peu probables. Premièrement, le curateur peut prononcer le chômage économique, ce qui me semble difficile. Une autre issue est la reprise partielle ou totale de l’activité. Mais le dernier rapport des pompiers vient contrer cette possible décision puisque le rapport estime qu’une partie des lieux est insalubre. Enfin, la troisième possibilité est tout simplement le licenciement. On devrait malheureusement se diriger vers cette issue."

Le curateur n’a pas de délai prescrit pour rendre sa décision. "Mais elle devrait tomber cette semaine. Les travailleurs sont donc dans l’attente", enchérit Christophe Cruquenaire.

Autre question : que va faire le propriétaire des lieux ? Il peut revendre son établissement ou simplement finir ses vieux jours, seul dans son château.

Dans la première hypothèse, une rumeur circulait : le groupe Martin’s se serait montré intéressé pour reprendre l’activité. "Ce n’est pas du tout le cas, confie une source interne du groupe hôtelier. Nous préférons nous consacrer sur les établissements de la province et surtout sur notre prochain hôtel à Louvain-la-Neuve. Son ouverture est programmée pour le début du mois de mai." Selon les syndicats, aucun repreneur ne s’est encore manifesté.

Dans la deuxième hypothèse, il se peut qu’une nouvelle société d’exploitation réinvestisse les lieux avec un propriétaire toujours cloitré entre ses murs, s’il désire continuer la gérance de sa société foncière.

Un scénario peu probable puisque l’investissement nécessaire pour remettre l’hôtel et les thermes en état se chiffre à 1,2 million d’euros.