Brabant Wallon Les perspectives économiques pour 2018 sont relativement réjouissantes

La province du Brabant wallon est souvent considérée comme le fer de lance en matière d’emplois en Wallonie. Il faut dire que sa proximité avec la capitale bruxelloise permet d’attirer pas mal d’entreprises. Et que la présence de l’Université catholique de Louvain peut rapidement leur fournir pas mal de jeunes cerveaux prêts à se lancer dans l’aventure professionnelle.

Il n’en reste pas moins que le Brabant wallon est lui aussi touché par le chômage. Après la crise des subprimes américains et le marasme économique qui en avait découlé dans notre pays, le taux de chômage en Brabant wallon avait considérablement grimpé. Jusqu’à 14 %. Et bien plus dans certaines communes.

Bonne nouvelle cependant : la chute du chômage entamée il y a quelques années s’est poursuivie l’an dernier. Ainsi, on ne comptait plus, au 31 décembre dernier, que 18.407 demandeurs d’emplois inoccupés en Brabant wallon, contre 18.690 un an plus tôt. Soit une baisse de 1,3 % par rapport à décembre 2016. "La part des demandeurs d’emploi inoccupés par rapport à la population active en Brabant wallon représente désormais un taux de demande d’emploi de 10,4 %, précise Christine Dalle Valle, pour le Forem du Brabant wallon. Il est inférieur au taux wallon (13,6 %)."

Selon le Forem, cette baisse continue du taux de demandes d’emploi s’expliquerait en plusieurs points. D’abord, une situation économique qui s’améliore dans notre pays. "On a constaté l’an dernier une hausse de demandes de travailleurs de la part des entreprises, confie Christine Dalle Valle. Cela passe par l’engagement d’intérimaires mais aussi la signature de CDD ou CDI. La conjoncture économique s’est améliorée l’an dernier et les perspectives pour 2018 vont dans le même sens."

Un autre point résiderait dans les conséquences des mesures gouvernementales. Parmi celles-ci, la crainte de l’exclusion des allocations de chômage aurait incité les plus menacés à s’impliquer davantage qu’auparavant dans la recherche d’un emploi.

Enfin, les différentes actions menées par le Forem auraient porté leurs fruits. "Certains secteurs sont bouchés et n’offrent que peu de perspectives d’emploi. On oriente donc certains demandeurs issus de ces secteurs vers des formations pour les réorienter vers un autre projet, voire pour combler un manque de compétences dans certaines matières. D’autant qu’on a aussi mis sur pied un système de validation des compétences. Il apporte une garantie au potentiel futur employeur que le candidat au poste dispose bien des compétences requises. Ce qui est un plus sur un CV."

Les formations pour se lancer en tant qu’indépendant connaissent ainsi un franc succès dans la Jeune Province. De même, le Forem permet de tester certains métiers, histoire de ne pas se lancer dans un métier qui n’est pas fait pour nous tout en apportant une solution à la problématique des métiers dits en pénurie.

"Mais on axe aussi nos formations sur les métiers d’avenir. C’est-à-dire ceux dont on pense qu’il y aura une forte demande dans quelques mois ou années. On pense notamment aux métiers qui naissent grâce aux nouvelles technologies, comme les dessinateurs 3D (NDLR : pour les imprimantes 3D par exemple) ou encore les pilotes de drones par exemple."

Les chiffres de population présents dans l'infographie ci-dessous reprennent la population active. A savoir les habitants de chaque commune en âge de travailler.

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