Brabant Wallon Cinq ans après son dernier match, Johan Grommen a rechaussé les crampons avec Jodoigne

Face à la cascade d’absences dans les rangs jodognois, Johan Grommen, l’entraîneur, a dû rechausser les crampons l’espace d’une rencontre.

Un dépannage au pied levé marqué par un penalty provoqué et une sortie sur blessure. "J’ai essayé de faire mon possible. Avant le match, j’avais demandé aux joueurs de me pardonner si je commettais des erreurs. Disons que footballistiquement, je n’avais rien à leur envier, c’est physiquement que je n’ai pas suivi", confie le coach.

Johan Grommen a retrouvé les terrains cinq ans après son dernier match comme joueur. "Je me rappelle avoir joué 15 minutes avec Jodoigne lorsque nous avons été champions. Il s’agissait du dernier match de la saison, face à Auderghem. Mais ma dernière rencontre pleine, c’était il y a cinq ans, en P2 liégeoise, juste avant que je me fasse opérer des croisés ."

Dimanche, on a senti le coach à l’aise sur la pelouse. "Les sensations étaient bonnes, j’avais juste l’appréhension de me blesser. Et quand vous pensez à ça, vous finissez par vous blesser, comme je l’ai fait."

Un entraîneur qui participe de temps en temps aux entraînements. "Je tape la balle aux entraînements avec les joueurs mais ce n’est pas la même chose qu’un match, encore moins face au leader."

Le coach a eu la vie dure pour son retour sur les pelouses, notamment face à l’insaisissable Depotbecker. "Sur le penalty, je pensais avoir le ballon mais il est tellement vif qu’il a eu ce petit coup de rein pour me passer devant."

À sa décharge, Johan Grommen, ancien joueur à vocation offensive, s’est aligné en défense centrale. "À 40 ans, vous n’avez plus la vitesse pour jouer devant. Je me suis mis au chaud entre mes trois tours en défense."

Pourtant , l’envie de jouer est toujours présente. "J’ai 40 ans, le corps ne suit plus. Ma femme me répète assez qu’il est temps d’arrêter. Je sais qu’elle a raison mais l’envie de jouer, je l’ai toujours au fond de moi. Ce match m’a donné envie de rejouer. Je sais que si je m’entraînais correctement, je pourrais facilement rejouer. Pas en P1 mais au moins en P4. Mais soyons raisonnables. Disons que la tête a envie mais le corps ne suit plus."