Brabant Wallon Le MR Brabant wallon est en ordre de bataille pour les prochaines élections communales

Le MR avait fixé rendez-vous à ses militants à la salle Jules Colette, samedi, pour livrer ses vœux et visiblement lancer la campagne par quelques piques bien senties (lire ci-contre).

On y a notamment entendu le président des jeunes MR, le Wavrien Gilles Agosti, affirmer qu’il est fier de la gestion de la Province du Brabant wallon et appeler ceux qui réfléchissent à une réforme de l’institution à éviter la précipitation.

Jean-Paul Wahl, le président du MR brabançon wallon, s’est adressé au public et aux élus… par vidéo. Une opération pour soigner une hernie discale l’empêchait d’être présent en personne mais il a expliqué être "serein et enthousiaste" pour la campagne 2018, le MR pouvant compter sur un bon bilan et sur les acquis de la politique gouvernementale. "Nous avons des atouts comme nous n’en avons jamais eus : nous allons convaincre et gagner", a-t-il affirmé.

La vice-présidente du MR du Brabant wallon - et ministre régionale - Valérie De Bue formule, elle, trois vœux pour la campagne. En précisant que, pour sa part, si elle soutiendra la liste du bourgmestre Pierre Huart à Nivelles, elle choisira de poursuivre à la Région.

Son premier vœu consiste à rétablir la confiance entre le citoyen et la politique, notamment via des outils de participation et de consultation à mettre en place ou à améliorer. "Il faut davantage de débats, éviter qu’il n’y ait qu’un rendez-vous tous les six ans et rien d’autre", illustre-t-elle.

Et d’enchaîner sur un deuxième vœu : celui d’une campagne "fair-play et propre", avec un respect pour l’adversaire et des débats de fond plutôt que des querelles de personnes.

Les réseaux sociaux, pour la ministre, sont trop souvent le lieu où sont publiés des propos agressifs et méprisants. "J’insiste aussi sur l’engagement des jeunes en politique et quand je vois l’enthousiasme de certains qui s’investissent, notamment à Nivelles mais aussi ailleurs, cela me réjouit. Il faut leur laisser la place. On doit voir davantage de femmes aussi, d’autant que la législation a été modifiée : le principe un tiers/deux tiers sera de mise dans les collèges communaux et celui de la tirette devra être respecté sur les listes. Les femmes doivent se lancer et un travail de sensibilisation - mais aussi de terrain - doit être fait pour cela. C’est un combat qui m’est cher."