Brabant Wallon

Trois Bruxellois relèvent le défi de faire le tour du monde à vélo

BRUXELLES Dans un an, Mélik, Quentin et Yvan se trouveront probablement quelque part en train de rouler entre le Maroc et la Mauritanie. L’idée d’un tour du monde à VTT leur trotte en tête depuis qu’ils sont sur les bancs de l’université; aujourd’hui, ces trois doctorants en sciences-appliquées sont bien décidés à se lancer dans le voyage de leur vie.

Le défi sportif, la découverte du monde ainsi que la rencontre des peuples étaient les motivations à la base de leur projet. Et puis, l’utile a fini par se joindre à l’agréable lorsqu’un objectif charitable s’est greffé à leur entreprise. “Quand tu roules pour une association, même si tu souffres, tu as une motivation supplémentaire qui te pousse à avancer” , détaille Quentin. “Nous allons réaliser notre projet en partenariat avec le CNCD (Centre national de coopération au développement) dans le cadre de l’opération 11.11.11 dont le thème cette année sera la lutte contre la faim. L’idée serait de parvenir à nous faire parrainer un euro le kilomètre et donc de ramener 30.000 euros à l’ONG.”

Prévoyants, ces conquistadors des temps modernes ont déjà tracé les grandes trajectoires d’une escapade d’environ 30.000 kilomètres.

Il s’agira d’être prêt pour ces sportifs de nature. “Vu que nous ambitionnons de boucler le tour en un an, par moments, nous roulerons à une moyenne de 140 km par jour” , expose Mélik. “Il faudra être en bonne condition physique. Nos soucis seront aussi d’ordre technique; chargés comme des mules, nous devrons pouvoir maîtriser notre vélo. Cela impose de passer du temps sur la bécane bien avant le départ.”

L’aventure n’est évidemment pas sans risques, mais toutes les précautions possibles seront prises. “Ce que je redoute le plus, au-delà des problèmes de santé bien sûr, ce sont les enlèvements. On nous a déconseillé certains endroits d’Amérique du Sud où des bandes organisées s’attaquent aux cyclistes. Mais le danger de tous les instants, ce seront surtout les camions et les chiens errants sur la route” , conclut Quentin.

Infos

Pour suivre dès à présent l’évolution de ce périple, rendez-vous sur leur page web: www.biketomeetyou.be



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