Brabant Wallon Une quinzaine de chats errants font polémique depuis quelques jours

D’un côté, on trouve les amis des animaux qui ne veulent pas que l’on touche aux chats errants qui ont élu domicile dans le quartier de Sainte-Barbe à Nivelles. De l’autre côté, il y a ceux qui en ont marre de voir ces chats détruire leur petit coin de terre et leur potager. Et au milieu, il y a la Ville !

Depuis quelques jours, une quinzaine de chats errants font polémique dans le quartier de la cité aclote. "Il y a effectivement des chats errants qui sont nourris et entretenus par certains riverains et cela ne plaît pas à d’autres, note Christelle Vervoort, conseillère environnement à la Ville. Pour le moment, on ne peut pas parler de surpopulation qui nécessiterait de mettre en œuvre des mesures sanitaires."

Malgré tout, pour tenter d’apaiser les tensions entre les habitants, des gardiens de la paix sont descendus sur place pour faire le point. "On les a envoyés afin qu’ils puissent dialoguer avec les personnes concernées. Le bourgmestre (Pierre Huart, NdlR) avait décidé de placer des cages pour capturer les chats errants afin de pouvoir les stériliser, et c’est ce qui a été fait. D’ailleurs, depuis quatre ans maintenant, nous lançons également une grande campagne de sensibilisation à la stérilisation des chats. C’est un cabinet privé qui s’en occupe, qui nous envoie les factures et nous avons d’ailleurs un article budgétaire prévu pour ça", continue Christelle Vervoort.

RESTE que la situation est toujours tendue entre ceux qui défendent les chats errants et ceux qui s’en plaignent dans le quartier. "Une dame qui s’occupe très bien de ces chats nous a écrit en demandant de ne pas les lui enlever. C’est certain que les conditions ne sont pas faciles dans le quartier mais, objectivement, je ne pense pas que ce soit aussi problématique que ça. Le bourgmestre a pris la décision de ne pas euthanasier ces chats, mais nous restons tout de même attentifs afin d’éviter une prolifération."

Et de faire passer un message aux habitants du quartier Sainte-Barbe : "Dialogue et tolérance sont les maîtres-mots. S’il y avait vraiment un réel problème, on interviendrait directement. Il faut trouver un terrain d’entente car le but est de bien vivre tous ensemble", conclut la conseillère environnement de la Ville.