Brabant Wallon

Une opération de sensibilisation des agriculteurs est en cours sur la N25 à Nivelles et Grez-Doiceau. 

Une douzaine de tracteurs sont actuellement stationnés sur la bande d'arrêt d'urgence à hauteur du rond-point de l'avenue Comte d'Ursel, sur la N25 à Grez-Doiceau. Encadré par un dispositif policier pour assurer leur sécurité et celle des automobilistes, ils entendent dénoncer la décision wallonne d'interdire l'accès de la nationale 25 prise par le ministre Di Antonio après une succession d'accidents impliquant des tracteurs sur la N25. 

Selon les agriculteurs, c'est la vitesse des automobilistes et la distraction qui seraient principalement la cause de ces accidents. Pas la présence de tracteurs sur la nationale.

Les agriculteurs estiment que l'usage de cette N25 est capitale pour eux car les routes de village, trop étroites, ne sont plus accessibles au convoi agricole. Et ils rappellent que, lorsqu'ils ont accepté d'être expropriés en 1979 pour la construction de la nationale, c'est à l'unique condition qu'ils puissent utiliser ladite nationale. "On nous dit qu'il faut passer par les routes de village pour nous rendre dans nos champs, explique un agriculteur sur place. Mais c'est encore plus dangereux. Les routes sont trop étroites et donc pas adaptées. De plus, les automobilistes nous dépassent dans les virages, ou malgré les lignes blanches car ils ne supportent pas d'être ralentis derrière nous. Resultat, les risques de collision frontale avec des automobilistes circulant dans l'autre sens sont plus grands."

Ce jeudi matin, les agriculteurs distribuent tracts et sacs de pommes de terre aux automobilistes. "Pour nous, la solution passe par une diminution de la vitesse à 90 km h sur les portions à risques de la n25."