Brabant Wallon

Ce week-end, l’association des modélistes ferroviaires de Braine-l’Alleud (AMFB) organisait ses portes ouvertes annuelles. L’occasion pour le grand public de se plonger dans ce que les accros considèrent comme plus qu’un hobby. Une véritable passion qui, au-delà du cliché facile du grand enfant qui s’amuse avec ses trains, offre des possibilités de création et de recherches pratiquement infinies.

Il suffit, pour s’en convaincre, de voir le réseau sur lequel les membres du club, une petite cinquantaine, planchent chaque semaine.

Ils ont reconstitué, à l’échelle, l’arrivée en gare de Braine-l’Alleud à partir de l’ancien pont courbe et jusqu’à celui de la rue Saint-Sébastien. Un travail peu ordinaire, en passe d’être achevé. Il est dès lors question de recommencer, mais en prenant en compte les transformations (importantes) opérées depuis quelques années.

“Il y a deux types d’amateurs en matière de modélisme ferroviaire, explique le président de l’AMFB, Jean-Marie Davière. Ceux dont la passion consiste à construire des réseaux en améliorant toujours leurs techniques, en trouvant des trucs pour s’approcher toujours plus de la réalité; et ceux qui n’ont pas forcément de réseau chez eux mais collectionnent les trains. Dans notre club, les réunions du dimanche sont prévues pour rouler sur le réseau du club, tandis que les mardis et les jeudis sont consacrés à la construction.”

Et construire un beau réseau ne s’improvise pas : certains s’aident de programmes informatiques pour planifier les voies. Vient ensuite la menuiserie, la pose des voies, le fastidieux mais primordial câblage électrique, puis la décoration qui peut être peaufinée durant des années. Certains fabriquent jusqu’aux réverbères dont la lumière s’allume à la demande, ou aux panneaux publicitaires en se servant de vraies publicités scannées puis réduites. D’autres se spécialisent dans une époque, ou un pays… “Au fil du travail, on apprend toujours, donc on remplace certains éléments pour les améliorer. En réalité, ce n’est jamais parfait, et donc jamais fini”, sourit Jean-Marie Davière.