Brabant Wallon Le Conseil d’État donne raison à la commune et le dossier est clos

La demande traînait depuis un certain temps, mais la réponse est cinglante : il n’y aura pas de Lidl à Waterloo. Le Conseil d’État vient de donner raison à la commune qui s’opposait à l’installation d’une nouvelle grande enseigne alimentaire à la place de Cuir n° 1. "Dans un premier temps, ils avaient obtenu leur permis du ministre de l’Économie Jean-Claude Marcourt et nous sommes allés au Conseil d’État contre cette décision", explique Cédric Tumelaire, l’échevin de l’Urbanisme. Au final, le Conseil d’État nous a donné raison par rapport aux arguments que nous avons développés."

Ces arguments, ils sont tous d’abord d’ordre urbanistique. "Il y avait un problème d’intégration du bâtiment par rapport au terrain. 80 % de la surface du terrain était utilisée." L’autre argument avancé par les autorités communales de la cité du Lion, c’est la multiplication de ces enseignes alimentaires. "Récemment, nous en avons compté une douzaine. Aller en ajouter une supplémentaire à cet endroit qui est déjà bien desservi, cela n’a pas trop d’intérêt. De plus, il faut aussi penser à toutes les incidences, notamment en termes de sécurité et de mobilité, que l’arrivée d’un tel complexe pourrait occasionner", ajoute l’échevin waterlootois.

Rapidement, des voix se sont élevées, clamant haut et fort que si la commune s’était opposée au projet, c’était tout simplement car elle ne voyait pas d’un bon œil l’arrivée d’une enseigne de type Lidl, qui ne cadrerait pas avec le standing d’une commune comme Waterloo. Un argument rapidement balayé d’un revers de la main par Cédric Tumelaire. "Nous n’avons rien contre Lidl, ni contre une autre enseigne de ce type. Mais une surface commerciale alimentaire de 1.000 m² en plus, ce n’est pas une bonne idée à notre sens. De plus, nous avons prouvé que nous n’avions rien contre ce genre d’enseignes puisque, récemment, Aldi a déménagé pour pouvoir doubler sa surface, passant de 500 m2 à 1.000 m². Non, dans ce cas-ci, l’installation d’une nouvelle enseigne dédiée à l’alimentaire ne se justifiait pas du tout."

Ce que l’échevin de l’Urbanisme prône, en revanche, c’est une remise à neuf des enseignes existantes, à l’image de ce qu’il se passe pour les deux magasins Carrefour gérés par la société Redevco. "Je pense qu’il faut d’abord faire tourner ce qui fonctionne et ceux-ci ont aussi besoin de soutien. On le voit avec Redevco qui a réinvesti et qui tente de réinventer le supermarché de demain."