Brabant Wallon Climat électrique autour d’une ligne à haute tension : Di Antonio répond

Alerté par une autre commune, Pascal Rigot, l’échevin nivellois du Développement durable, avait fait vérifier l’information par ses services jeudi. Et, fort des renseignements obtenus, il avait attaqué le ministre Carlo Di Antonio en l’accusant de bâcler ses dossiers.

En cause, la ligne à haute tension qu’Elia Asset veut démonter puis reconstruire entre Gouy et Oisquercq. On aura lu hier dans ces colonnes que les fonctionnaires délégués de Charleroi et du Brabant wallon ont accordé dans un premier le temps ce permis d’urbanisme, avant que les communes introduisent un recours auprès du ministre et obtiennent gain de cause.

Mais, d’après Pascal Rigot, il s’agissait d’une fausse victoire : la décision du ministre Di Antonio était intervenue hors délai et le permis obtenu initialement par Elia restait donc valable. Avec en plus peu de possibilité de nouveau recours…

Le cabinet du ministre a vérifié et a démenti les dires de l’échevin. "Au regard des dispositions du Code du développement territorial (CoDT), il s’avère que la décision de recours devait être prise le 4 mai par le ministre de l’Aménagement du territoire, précise le cabinet de celui-ci. Or, ce 4 mai, l’administration wallonne a bien envoyé, par recommandé, la décision de refus du ministre Di Antonio à l’ensemble des communes qui avaient introduit un recours contre le permis octroyé pour la ligne aérienne."

Et de préciser que le permis de la ligne aérienne haute tension était bien refusé. Mais le ministre rend aussi la monnaie de sa pièce à l’échevin Rigot, évoquant un amateurisme "qui contribue à la nouvelle ligne de conduite populiste d’Ecolo, faite d’approximations et de contre-vérités".