Brabant Wallon

Fidèles lecteurs de la DH, ils nous racontent leur long parcours amoureux.

C'est une leçon de vie. Une histoire de couple et un chapitre de l'histoire de Limal. Hector Mortier et Lucienne Badot sont tous deux nés en 1923. A 95 ans, ils nous reçoivent en pleine forme chez eux, sur les hauteurs de Limal, quelques semaines avant la célébration en grandes pompes de leurs 75 ans de mariage. « Une surprise est prévue le 1er juillet de la part de la Ville de Wavre. Le Palais Royal a également promis une surprise. Mais rien ne fuite pour le moment », raconte leur petit-fils Stéphane.

La Ville et le Palais Royal s'apprêtent donc à célébrer 75 ans vie commune. Une vie à deux qui a débutée en 1940. « J'allais boire un café à Limal en face du passage à niveau », raconte Hector. « C'est là que j'ai rencontré Lucienne. Vous savez, à l'époque, durant la guerre, il n'y avait aucun loisir. On sortait peu ». Et Lucienne d'ajouter : « aucune kermesse, aucune fête, juste un cinéma à Wavre. Mais après la Libération, tout s'est accéléré ».

Trois ans plus tard, le couple se marie, le 7 août 1943. « Un samedi à 17 heures. Quelque chose de très simple à la maison communale et à l'Église », raconte Hector. « On n'avait pas les moyens d'organiser un mariage comme aujourd'hui, on n'avait invité que nos témoins », ajoute Lucienne.

Après la Deuxième Guerre Mondiale, ils achètent un terrain à Limal et construisent leur maison. Lui devient chauffeur de machine à vapeur à la SNCB, elle sera femme au foyer et s'occupera de leurs trois enfants.

Et lorsqu'on leur demande ce qu'ils apprécient le plus à Limal, Hector répond le premier : « le football ! ». Car pour les adaptes du ballon rond, Hector est une figure connue des terrains. « J'ai été bénévole durant 40 ans au club de Limal », enchaine Hector qui n'a raté aucun match. « Il revenait à la maison uniquement pour manger et dormir », poursuit Lucienne avec un petit sourire. « Je traçais les terrains et lavais les maillots des équipes, raconte Hector. J'y allais tout le week-end. Du samedi matin avec les plus jeunes au dimanche après-midi. Je buvais mon petit porto avec mes amis. Sauf que la serveuse nous le servait dans un verre de coca ! Peut-être le secret de ma longévité », raconte-il avec un brin d'humour. « Le football était sa deuxième maison. Il y était tout le temps. Un vrai pigeon voyageur ! », ajoute Lucienne.

Ce qu'on peut leur souhaiter ? « Un terrain synthétique et une nouvelle buvette pour Limal ! », répond Hector du tac au tac. « Trois législatures qu'on attend qu'on nous annonce le début des travaux ! ». Peut-être est-ce cela, la vraie surprise de la Ville de Wavre...?