Brabant Wallon La justice exprime son inquiétude à propos du comportement choquant d’un prévenu.

Le 29 septembre dernier, alors qu’un étudiant passait à proximité du parc de la source, il a entendu un petit groupe traiter deux jeunes filles de “salopes”. Choqué, il s’est approché pour objecter qu’on ne parlait pas comme cela aux filles. Mais sa remarque n’a pas plus et le jeune homme a été balayé au sol, puis roué de coups de pied de manière extrêmement violente.

Des clients d’un restaurant proche se sont interposés mais lorsque la victime a été transportée à la clinique d’Ottignies, ses jours étaient considérés comme en danger. Il avait trois dents cassées, le nez brisé, trois côtes fracturées également, et la semelle d’un des violents était carrément imprimée sur son visage.

Un nouveau fait de la “bande de l’Esplanade”, comme la désignent les policiers locaux. En juillet, c’est un jeune homme qui marchait le long du lac qui avait été mis au sol et passé à tabac de la même manière, pour avoir eu le culot de réclamer son propre GSM, qu’un mineur d’âge refusait de lui rendre. En décembre 2016, deux étudiants avaient également subi le même sort à la sortie du café des Halles, en réponse à une simple remarque sur la dangerosité de briser volontairement une bouteille en verre par terre. Et le 19 août 2016, un autre jeune homme qui s’était assis sur un banc dans le parc de la source avait également été tabassé. Il subit une incapacité permanente de travail depuis les faits. Le point commun entre ces quatre épisodes de violence urbaine est un jeune néolouvaniste de 22 ans, déjà connu des autorités judiciaires.

Le tribunal lui inflige trois ans d’emprisonnement, avec un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive. Son frère et un autre protagoniste s’en tirent pour cette fois avec des peines de travail de 150 heures et 800 euros d’amende.