Brabant Wallon Les travaux pourraient débuter dans le courant de l’année.

Qualifié il y a quelques années de projet majeur pour le sport en Communauté française par André Antoine, alors ministre des Sports, le centre sportif de haut niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles est aujourd’hui en train de passer une étape particulièrement importante pour sa concrétisation.

Le projet est en effet à l’enquête publique depuis le 1 er avril et une réunion publique se tiendra ce lundi à 17 h au sein de l’antenne communale de Louvain-la-Neuve, sise voie des Hennuyers. Les citoyens et autres associations sportives auront jusqu’au 16 avril pour se prononcer, favorablement ou non, sur le projet.

En janvier dernier, le ministre actuel des Sports en Région wallonne, René Collin, espérait que le permis puisse être octroyé rapidement pour pouvoir lancer les travaux avant l’été. Dans la foulée, le bourgmestre ottintois, Jean-Luc Roland, nous soufflait que cela serait sans doute compliqué, la faute à des délais un peu trop serrés.

D’autant que, même si le projet semble remporter l’adhésion du plus grand nombre, il ne sera pas à l’abri d’un éventuel recours devant le Conseil d’État.

Concrètement, ce futur centre sportif de haut niveau, qui doit voir le jour à proximité de la piste d’athlétisme actuelle, sise le long du boulevard de Lauzelle, n’a plus rien à voir avec le projet de départ. Alors qu’il y a quelques années encore, les édiles wallons espéraient se doter d’un centre sportif ultramoderne permettant à l’ensemble des sportifs francophones de haut niveau (escrime, judo, athlétisme, natation, basket, gymnastique, rugby, tennis et tennis de table.,…) de s’y entraîner et d’éviter de devoir se rendre à l’étranger pour poursuivre leurs entraînements hivernaux. Le cahier des charges avait été envoyé aux différentes communes candidates. Et celui-ci prévoyait un montant total de 70 millions d’euros pour la réalisation des travaux.

Depuis, la crise est passée par là et si les citoyens ont dû se serrer la ceinture. Ce fut également le cas pour les entités fédérées.

Résultat : les moyens financiers ont été largement rabotés. Le projet a été considérablement réduit (lire ci-dessous). Exit la piscine de 50 mètres, place à une "simple" piste d’athlétisme indoor, laquelle avait été défendue avec force par la galaxie Borlée.

Le ministre Collin espère voir le projet opérationnel pour le milieu de l’année 2018.


Un centre accessible à tous

Au départ, le projet de centre sportif de haut niveau prévoyait la création de 45.000 m2 de bâtiments et 42.000 m2 d’installations extérieures. Une piscine olympique de 50 mètres avec gradins en faisait partie. Elle aurait pu accueillir des compétitions locales et régionales.

Mais les coupes budgétaires ont considérablement réduit le projet, pour en arriver à une simple piste d’athlétisme indoor qui, outre la piste en elle-même, comprendra des gradins pouvant accueillir 3.500 spectateurs. La future infrastructure, dans son ensemble, s’étalera sur une superficie totale de 12.718 m2 pour un coût de 22,5 millions d’euros auxquels il faut ajouter les 10 millions d’euros déjà dépensés pour l’achat des terrains.

Le centre sportif devrait également pouvoir, en certaines occasions, accueillir d’autres compétitions comme du judo ou du tennis de table en sa partie centrale.

Pour le reste, l’infrastructure ne sera pas uniquement réservée aux sportifs de haut niveau. Elle sera en effet accessible aux citoyens lambdas et écoles lors des périodes où les sportifs ne s’entraînent pas. De même, si leurs entraînements ne nécessitent de leur réserver qu’une petite partie de la salle, la volonté est que le reste devrait pouvoir être accessible aux sportifs de moins haut niveau.