Brabant Wallon Chacun prêche pour sa chapelle en renvoyant le dossier à la figure de l’autre

"Je t’aime, moi non plus." Voilà comment on pourrait décrire les relations antérieures et actuelles entre l’Assemblée Générale des étudiants (AGL) et l’Université catholique de Louvain (UCL). Chacun défend sa cause, chacun joue son rôle. Il y a parfois des convergences, c’est vrai. Mais, en coulisses, force est de constater qu’au fil du temps, le torchon brûle.

Et lorsque l’on aborde le sujet du logement sur le site universitaire, la méfiance entre l’un et l’autre refait surface. En effet, lors de sa conférence de rentrée, le comité de l’AGL a indiqué vouloir "mettre en place une enquête sur la pénurie de kots et l’insalubrité de ceux-ci."

La raison? " Si l’UCL a déclaré récemment que tous les kots qu’elle louait n’étaient pas tous occupés, il n’en demeure pas moins qu’une pénurie de logements accessibles est bien présente. Cela a des conséquences bien concrètes sur les conditions sociales des étudiants. Cette pénurie de kots accessibles pousse les prix des kots à la hausse et pousse les étudiants à accepter des kots moins salubres ", estiment les membres du comité. " On veut quantifier la pénurie de kots avec notre propre enquête réalisée à l’aide de scientifiques de l’université, enchérit le secrétaire général, Mathieu Fraipont. On veut même aller plus loin en définissant les besoins des étudiants dans leurs kots. "

Une question se pose : pourquoi l’AGL veut mener sa propre enquête, alors que l’UCL dispose déjà de chiffres ? " L’UCL publie ce qu’elle veut bien vous montrer. Elle a annoncé, avant la rentrée, que 20 % de ses logements étaient encore libres. Or, la pénurie de kots existe à Louvain-la-Neuve. Et ce phénomène se retourne contre les étudiants car ils doivent se diriger vers le secteur privé alors qu’ils disposent de peu de moyens. Or, davantage de kots dans un état convenable, et proposés à des prix plus abordables, pourraient avoir un effet bénéfique sur l’offre globale ", poursuit l’AGL.

Si SA propre étude confirmera ses craintes, alors l’AGL insistera à nouveau pour la construction et la rénovation du parc immobilier de l’UCL. De son côté, l’UCL estime que cette pénurie n’existe plus aujourd’hui. Selon l’université, l’offre et la demande de logements seraient à nouveau à l’équilibre à la suite de nombreux investissements pour la rénovation ou la construction de kots étudiants.