Brabant Wallon L’AGL veut mettre les propriétaires privés et publics autour d’une table

Alors que les étudiants sont plongés dans leurs syllabi en cette période d’examens, de jeunes rhétoriciens sont toujours à la recherche de leur kot pour la prochaine rentrée universitaire. Les agences immobilières sont de vraies fourmilières : avec leurs parents, les futurs étudiants cherchent la perle qui se fait de plus en plus rare. "En 2008, l’UCL actait la nécessité de construire 600 logements. À l’heure actuelle, seuls 374 ont été construits, estime l’AGL. Il faut construire les 226 kots restants, en veillant à ce que leur loyer soit accessible. Certes, plusieurs constructions sont prévues à LLN, mais elles seront gérées par des agences privées ou par Notre Maison, qui pratiquent des prix supérieurs à ceux de l’UCL."

Depuis plusieurs années, l’AGL milite pour un enseignement supérieur accessible et de qualité pour tous. Et ce n’est pas un scoop de révéler que le logement représente la plus grosse part du coût d’une année académique pour un étudiant.

Pour objectiver ce constat, l’AGL a mené une grande enquête… avec des résultats étonnants. Pour l’AGL, "les chiffres et témoignages expriment un besoin important de rénovation, surtout à certains niveaux : les salles de bain, l’humidité et les moisissures, l’isolation thermique et sonore, l’équipement vétuste des cuisines, etc."

Le président des affaires sociales, Blaise Mottoulle, insiste. "Actuellement, la demande évolue plus rapidement que l’offre ce qui pousse les propriétaires, surtout privés, à augmenter les prix et ne les incite pas à rénover. Cela détériore la qualité de travail et de vie des étudiants. L’UCL, en construisant davantage, pourrait continuer à jouer un rôle de régulateur des prix du marché."

Sur le site universitaire , il existe une multitude d’acteurs du logement. L’AGL les invite à se réunir pour "se rencontrer, échanger des informations et créer ensemble de la cohérence pour l’offre et la demande de kots. Nous lançons un appel à l’université, la Ville, les habitants, les hautes écoles et les agences immobilières", conclut son président, Santiago Dierckx.