Brabant Wallon Huit mois de prison avec sursis pour un prévenu qui affirme qu’il voulait se tuer

Le 18 avril 2018, alors que le couple formé par Lionel et sa compagne battait sérieusement de l’aile, l’homme a sorti un couteau lors d’une dispute verbale au cours de laquelle la belle avait fait part de son intention de rompre définitivement.

Ils allaient de réconciliation en rupture depuis quatre ans et elle lui avait déjà annoncé que cette fois, c’était fini et bien fini. Mais Lionel s’est montré harcelant, insistant, incapable d’accepter une décision enfin claire…

Et le 18 avril, il s’est présenté chez elle, à Louvain-la-Neuve. D’après ce qu’elle a expliqué dans la plainte qu’elle a déposée contre lui, elle a ouvert en pensant que c’était le propriétaire de l’appartement qu’elle louait. Mais c’était Lionel, qu’elle ne voulait plus voir.

Et une fois dans les lieux, le gaillard a sorti un couteau de chasse qu’il lui a placé sous la gorge. Après, il s’est calmé, l’a posé sur la table et a essayé le chantage : "Si tu veux me quitter, tu peux utiliser ce couteau pour me tuer tout de suite."

Devant le tribunal, le prévenu a affirmé qu’il avait directement posé le couteau sur la table, sans menacer personne. Question logique de la présidente : "Mais quel est l’intérêt de poser un couteau de chasse sur une table si on veut juste discuter calmement ?"

Autre élément apporté par le ministère public : le prévenu a pris la fuite après les faits, promettant de revenir chaque jour, et garantissant qu’il se fichait de la police. Et il a caché le couteau de chasse sous le siège de sa voiture…

Le tribunal, dans son jugement, prend note des contestations du prévenu, mais il estime que les déclarations de la partie civile sont beaucoup plus crédibles. Le couteau de chasse en question est donc confisqué, et le prévenu écope de huit mois d’emprisonnement assortis d’un sursis total durant trois ans.