Brabant Wallon

Depuis lundi 03 septembre des travaux d’ampleur visant à la réfection de la N29 entre Glimes et Jodoigne ont commencé. Et clairement, les nuisances engendrées dans les villages voisins exaspèrent la population…

Un plan de circulation devait être mis en place en vue d’en réguler le trafic mais voilà, les mesures ne sont pas réellement contrôlées et appliquées.

Guy Molens, conseiller communale ARC à Ramillies, s’impatiente. "Par deux fois, lors de conseils communaux, j’ai avais interpellé les autorités pour manifester mes craintes quant au possible non-respect des mesures décidées par le SPW en demandant de prendre toutes les dispositions nécessaires, avec les communes voisines (Incourt et Jodoigne) afin que soient respectés lesdits prescrits. Or, toutes les mesures en terme de signalisation, à l’approche et au carrefour du Cheval blanc, prévues par l’arrêté de police pris le 18 juin par le bourgmestre de Jodoigne n’ont été mises en œuvre."

Guy Molens prend en exemple des habitants qui ont d’ailleurs contacté les autorités, comme Rachel Dalcq. En effet, depuis ce lundi 3 septembre, les habitants enregistrent une très forte recrudescence du trafic au travers Huppaye, principalement vers Glimes, par l’axe rue de Jodoigne, rue de Fauconval et rue de Glimes. "Et facteur aggravant, comme j’ai pu le constater ce mercredi, jour où je télétravail, cette augmentation se marque surtout par un nombre très important et croissant de poids lourds, roulant trop souvent à une vitesse peu en phase, d’une part, avec les limitations régulant la traversée de notre village et d’autre part, avec le gabarit de la voirie (limitation de tonnage à 7,5 tonnes)."

Guy Molens demande donc au bourgmestre de Ramillies Danny Degrauwe de prendre, avec l’ensemble des acteurs concernés, toutes les mesures afin que ces nuisances prennent fin le plus tôt possible. Le conseiller attire aussi l’attention sur la nette détérioration de la voirie à hauteur des n° 29, 32 et 34 de la rue de Jodoigne (où il y a eu des travaux de remplacement des plaques bétons il y a +/- 4 ans) ainsi qu’à hauteur du n° 40 de la même rue. "Inutile de préciser que ces dégradations provoquent, principalement au passage des poids lourds, de fortes vibrations dans nos habitations et risquent, à terme, d’y provoquer des déprédations."

À ce stade, Guy Molens déplore "n’avoir eu aucune réaction de notre maïeur, ni de ses échevins, dont pourtant un est de Huppaye. Par contre, je dois mettre en évidence la réaction de Jean-Luc Meurice, qui le soir même m’a appelé pour me donner les dernières informations concernant la signalisation des déviations durant ces travaux (constat de carence de l’entreprise en la matière)."

À ce jour, si on peut constater une sensible diminution du trafic des poids lourds (mais pas de leur vitesse excessive), il n’en va pas de même pour le trafic des voitures. "Je peux comprendre que les automobilistes cherchent à prendre le chemin le plus court, mais alors il leur faut respecter les limitations imposées par les panneaux en entrée de village.