Brabant Wallon Des indices ont permis de remonter jusqu’à un brocanteur, qui va recevoir une belle facture

En septembre dernier, un dépôt clandestin de grande ampleur avait été découvert au petit matin au chemin de Montifaut, à proximité de la sortie Nivelles Nord de la E19. Plusieurs mètres cubes de mobilier divers, de caisses en carton, de vieux cadres et autres luminaires avaient été abandonnés dans ce coin reculé. Mais l’auteur n’avait même pas pris la peine de verser cela dans un talus ou au bord d’un petit chemin : il avait déversé ces déchets en plein milieu de la chaussée !

À l’époque, le bourgmestre Pierre Huart confiait qu’il y avait quelques indices, au milieu des immondices provenant visiblement d’une maison que l’on avait vidée. L’enquête a été menée et elle a abouti : l’auteur a pu être identifié, notamment grâce à certains documents retrouvés dans les meubles.

Il ne s’agit pas d’un Nivellois, mais d’un brocanteur extérieur à la cité des Aclots. Et il se prépare à une mauvaise surprise. Si pour les tags et autres petites incivilités en ville, les sanctions administratives montent jusqu’à un plafond de 350 euros, les montants sont beaucoup plus élevés en matière d’infractions environnementales. La fonctionnaire sanctionnatrice de la ville de Nivelles, qui agit de manière tout à fait indépendante par rapport au collège, a fixé la facture à 2.500 euros.

Un montant qui correspond à l’amende infligée, mais l’auteur devra également honorer la facture qui lui sera envoyée par la Ville pour rembourser l’évacuation des déchets par le service des travaux et les frais de traitement, afin que ceux-ci ne soient pas assumés par la collectivité. " Infliger une telle amende, je pense que c’est la première fois que cela arrive, confirme le bourgmestre Pierre Huart. Nous en sommes satisfaits parce que ce type d’agissements se multiplie. "