Brabant Wallon

L’application du règlement dans les cimetières n’a pas plu à certains citoyens

Sur la grille du cimetière de Nivelles, comme par communiqué de la Ville quelques jours avant la Toussaint, le bourgmestre Pierre Huart a rappelé aux citoyens certains articles du règlement de police administrative sur les cimetières. Notamment qu’il est interdit, sous peine de sanctions administratives, de planter ou de déposer des décorations florales dans les allées ou dans la pelouse d’honneur.

Des sanctions, il n’y en a pas eu. Mais un membre du service qui entretient les cimetières au quotidien a pris l’initiative de remettre sur les tombes les pots qui, en contravention avec le règlement, avaient été placés en terre devant les tombes, en mordant sur les allées. Et le vent a fait le reste: pas mal de pots de chrysanthèmes et autres pomponnettes se sont renversés.

Des photos ont été partagées sur les réseaux sociaux, provoquant quelques énervements et des commentaires à chaud de certains aclots outrés… Tout le monde convient que l’entretien des cimetières est une tâche difficile, plutôt réussie à Nivelles, mais l’interdiction de planter les pots dans le sol pour éviter qu’ils s’envolent ne passe pas…

« Déterrer les pots n’était pas une demande de la Ville, précise Pierre Huart. Mais il faut préciser aussi que la majorité des gens ont respecté le règlement. Certains refusent, parce qu’ils ont toujours fait autrement. Mais depuis l’interdiction des pesticides dans les cimetières, il faut tondre tous les 15 jours et creuser des trous - rares sont ceux qui rebouchent après la Toussaint - pose un problème pour passer avec les machines. »

Le maïeur fait aussi valoir le danger pour les personnes handicapées ou mal voyantes. « C’est comme si pour fleurir devant chez soi, on retirait quelques dalles du trottoir », conclut le maïeur.