Brabant Wallon Un permis finalement octroyé pour les banquettes en palettes du Clair de Lune

Cette semaine, on a cru la guerre des terrasses relancée sur la Grand-Place de Nivelles, après quelques années de trêve. Les plus vieux Nivellois se rappellent en effet de quelques différends virulents, voire carrément folkloriques, entre la Ville et les commerçants à propos des modalités d’installation du mobilier horeca à l’extérieur, une fois la belle saison revenue.

Et alors que Pierre Ribière, le patron du Clair de Lune, venait d’installer sa nouvelle terrasse à l’ombre du clocher de la collégiale, il avait reçu la visite d’un policier. Envoyé par la ville, l’agent avait demandé au cafetier de démonter illico cette terrasse réalisée avec des palettes de bois pour servir à la fois de table et de banquettes.

Le patron de l’établissement ne s’était pas laissé faire, clamant document à l’appui, être dans son bon droit, à la fois vis-à-vis des règles régionales en matière d’urbanisme et du règlement spécifique aux occupations de voirie en vigueur au niveau communal. Notamment parce que le mobilier n’était pas ancré au sol, que les couleurs préconisées par la Ville étaient respectées, et parce que l’ensemble mesurait 48 m2. Alors qu’il ne faut un permis d’urbanisme que si on dépasse une surface de 50 m2.

Une nouvelle visite sur place a permis de constater des différents éléments. Et le bourgmestre Pierre Huart a finalement délivré l’autorisation au Clair de Lune d’exploiter cette terrasse sans la modifier. Le courrier envoyé par le maïeur aclot au Clair de Lune rappelle au passage quelques règles impérieuses. “Le dispositif installé ne peut en aucun cas être fixé au sol, précise le bourgmestre Huart. Afin de veiller à ce que ce mobilier garantisse la sécurité du cheminement des piétons, je ne pourrai tolérer celui-ci que s’il présente un caractère mobile.