Brabant Wallon

La conseillère avait anticipé les exigences du PS

Au dernier conseil communal, il a été question d’un étrange cas de figure. Lors de la séance précédente, à la suite de la démission de Marie-Thérèse Botte du groupe PS, la conseillère désormais indépendante a dû remettre ses mandats dérivés. Et donc le conseil a entériné la nomination de Louison Renault pour la remplacer.

Mais après la transmission de la décision aux autorités de tutelle, les services du gouverneur ont estimé que le mandat de conseiller de police n’était pas un mandat dérivé. Et donc Marie-Thérèse Botte n’en est pas dépossédée. "Au niveau d’une déontologie politique, il serait normal qu’elle démissionne, est intervenu son ex-colistier, Louison Renault. Elle siège comme indépendante mais on sait désormais qu’elle rejoint la Liste du bourgmestre. On avait réparti les sièges au conseil de police en fonction de la clé d’Hondt, donc ça fausse la donne alors qu’il reste deux réunions avant les élections…"

Marie-Thérèse Botte a réagi directement en s’étonnant que, pour certains, le conseil de police revêt désormais une grande importance. Elle n’en a jamais douté, mais ne savait pas que tout le monde partageait son point de vue… "Je n’ai de toute façon pas attendu d’entendre le point de vue d’un conseiller communal : cette démission, je l’ai préparée et je vais vous lire le texte, a ajouté la conseillère démissionnaire. Depuis mon élection en 2006, j’ai découvert le travail des policiers, dont le souci est de rester proches des citoyens."

Et de glisser au passage que contrairement aux autres élus PS, elle a toujours soutenu le stand de tir, qu’elle considère comme un superbe outil. Commentaire de Louison Renault : "Il n’y avait pas d’attaque personnelle de ma part. Je trouve que cette décision de démissionner est normale."