Brabant Wallon La majorité se déchire sur le projet de parc éolien WindVision

Le feu vert du conseil communal à un recours qu’introduira la Ville de Nivelles contre le permis d’urbanisme accordé au promoteur éolien WindVision a donné lieu à une situation étonnante, au conseil communal de lundi soir.

L’échevin du Développement durable, Pascal Rigot, a expliqué que le collège avait décidé de saisir le Conseil d’État pour contester la décision du ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio.

Mais l’échevin Ecolo a précisé que son parti n’était pas d’accord, estimant que le projet de parc éolien (six machines) le long de la N25 avait été beaucoup amélioré depuis l’avis négatif exprimé par la Ville en septembre 2017.

Dans la foulée, le conseiller communal Etienne Laurent, président de la section locale du CDH, a également indiqué que les Humanistes ne voteraient pas positivement sur la décision du collège.

Ecolo et le CDH sont pourtant les partenaires du MR depuis 2012 au sein de la majorité… "Le CDH ne va pas désavouer son ministre, a commenté André Flahaut pour l’opposition socialiste. Mais un collège prend une décision collégiale et ceux qui ne sont pas d’accord sortent. C’est logique. Une décision de collège qui acte un désaccord n’est plus une décision…"

Et le chef de file socialiste de considérer que le projet de WindVision, pour lequel il a assisté aux réunions d’information à Baulers et à Genappe, est "foireux". Le ministre Di Antonio, "qui se fout royalement du Brabant wallon et de ce qui est décidé par les conseils communaux", en a également pris pour son grade. Le bourgmestre Pierre Huart, lui, a considéré que la décision ministérielle posait un problème d’équité. Et lors du vote, acquis par vingt voix contre six, c’est l’opposition PS qui appuyé le MR alors que les mandataires Ecolo et CDH votaient non.