Brabant Wallon C’est la volonté de la zone de police de Nivelles-Genappe

Chaque année, les différents niveaux de pouvoir du pays investissent des millions d’euros dans l’amélioration des infrastructures routières. Cela passe par la rénovation du revêtement des chaussées mais également par la sécurisation de zones accidentogènes grâce, notamment, à l’installation de feux, la création de ronds-points ou la mise en place de dispositifs ralentisseurs.

Résultat : le nombre d’accidents avec blessés a considérablement diminué ces dernières années. En 2017, on en a ainsi recensé 1.068 en Brabant wallon, contre 1.366 il y a dix ans. Malheureusement, quinze ont connu une issue tragique l’an dernier.

Dans bon nombre de ces accidents, la vitesse était en cause. Il faut dire que les automobilistes continuent à avoir le pied lourd en Brabant wallon. L’an dernier, 125.000 automobilistes ont été flashés dans notre province. Dont 35.239 du côté de Nivelles et Genappe.

La zone de police bicommunale a donc décidé de prendre le taureau par les cornes : huit radars fixes seront installés dans la zone. Dont quatre cette année. Ils seront les premiers radars fixes à être installés sur le territoire de la zone de police, celui de l’autoroute étant géré par la police fédérale. Les quatre autres radars suivront l’an prochain. Les quatre premiers seront installés sur les chaussées de Soignies et de Bruxelles à Nivelles ainsi qu’à Genappe sur la N237 à Fonteny et Bousval.

Ces radars seront les premiers fixes implantés sur le territoire de la zone de police."Auparavant, j’étais un peu réticent à l’installation de tels radars car je craignais une augmentation des P.-V., confie le chef de corps Pascal Neyman. Or, la politique chez nous est que chaque P.-V. devait être poursuivi. Je craignais que le parquet de Nivelles ne puisse pas absorber le surplus. Mais les expériences dans les autres zones de police m’ont convaincu de l’intérêt de ce type de radar. Même si les automobilistes finissent par connaître leur lieu d’implantation et de freiner juste avant, cela entraîne une diminution de la vitesse à cet endroit."

Au total, les huit radars nécessiteront un investissement de 600.000 € à charge de la zone de police.

Mais d’ici deux ans, des radars d’un nouveau type pourraient être installés dans la zone : des radars tronçons. Ils permettront de calculer la vitesse moyenne d’un automobiliste sur une portion de route. Et si sa vitesse moyenne dépasse la vitesse maximale autorisée, il sera verbalisé.

Ces radars ont déjà prouvé leur utilité du côté du tunnel de Cointe sur l’autoroute de Liège, ou encore en Flandre, où ce type de radars se rencontre beaucoup plus fréquemment.

"Les radars fixes classiques ont le désavantage de ne faire ralentir les automobilistes que sur 200 ou 300 mètres avant qu’ils ne réaccélèrent, confie le chef de corps de la zone de police de Nivelles-Genappe, Pascal Neyman. Les radars tronçons permettent, eux, de faire ralentir des automobilistes sur des portions beaucoup plus grandes et donc de garantir une plus grande sécurité sur la portion de route ciblée."

L’intention de Pascal Neyman est de lancer un marché public en 2019 pour l’acquisition de tels radars-tronçons. Une installation serait donc envisageable en 2020. Ils seront placés aux endroits les plus accidentogènes. "Nous n’avons pas de points noirs en matière de sécurité routière sur le territoire de la zone de police mais il y a bien quelques endroits où les accidents sont plus nombreux. C’est à ces endroits que les radars seront placés, afin d’y réduire la vitesse."