Brabant Wallon La commune de Wavre prend un arrêté pour limiter les "malaises"

Les personnes qui fréquentent régulièrement les deux marchés hebdomadaires de Wavre ne le savent que trop bien : régulièrement, des démarcheurs investissent le centre-ville à la recherche de nouveaux donateurs pour des associations ou ONG humanitaires telles qu’Oxfam, Amnesty International ou encore l’Unicef.

Des actions de récoltes de fonds qui peuvent paraître dérangeantes aux yeux de certains. Des plaintes de citoyens sont ainsi remontées jusqu’aux oreilles des autorités communales, relayées par des commerçants qui déplorent une perte de chiffre d’affaires.

En clair : certains citoyens changeraient de trottoir, feraient demi-tour ou ne viendraient carrément plus en centre-ville par crainte d’être accostés par les démarcheurs. Bref, une perte de clients potentiels pour les maraîchers et les commerçants wavriens. "C’est vrai que ça peut devenir dérangeant, précise un commerçant sous couvert d’anonymat. Les démarcheurs se postent souvent à l’intersection entre la rue du Pont du Christ et la rue du Commerce. Et quand les clients les voient, ils font demi-tour ou changent de trottoir. C’est embêtant car cela fait des clients en moins qui passent devant les vitrines. Et dès lors des clients potentiels en moins."

Au dernier conseil communal, les élus ont donc approuvé une modification du règlement général de police, pour encadrer le démarchage. En clair : les ONG ne pourraient plus fréquenter le centre-ville que les mardis et jeudis, avec un maximum de 5 jours par an par ONG.

"Pourquoi les mardis et jeudis plutôt que les mercredis et samedis?, s’est interrogé le socialiste Philippe Defalque. Ces ONG récolteraient davantage les jours de marché…"

Réponse de la bourgmestre Françoise Pigeolet. "C’est précisément les jours de marché que nous voulons éviter. La présence de ces démarcheurs peut provoquer un certain malaise chez certains citoyens. Nous avons d’ailleurs eu un certain nombre de plaintes. Et la présence de ces démarcheurs peut provoquer une désertification du centre-ville. Or, c’est précisément ce que nous voulons éviter. Nous ne sommes pas opposés aux ONG, mais il faut que ce soit fait dans un cadre régulé."

Au final, le point a été approuvé par le conseil communal. Seul le PS s’est abstenu.