Brabant Wallon Les trois prévenus, dont deux sont en aveux, ont tous d’importants antécédents judiciaires

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a examiné lundi le dossier du braquage commis le 24 mars dernier à l’Intermarché de Jauche (Orp-Jauche). Peu avant 19 h, deux malfrats tenant des armes de poing ont débarqué dans le commerce tandis qu’un complice les attendait sur le parking, dans une voiture tournée vers la sortie et dont les portières étaient restées ouvertes pour rendre leur fuite la plus rapide possible.

Les deux braqueurs qui ont pénétré à l’intérieur du magasin ont menacé tant les clients que le personnel, obligeant certains à se coucher au sol. Une caissière a été contrainte de leur remettre un montant d’un peu plus de 1.000 euros. Les faits ont duré quelques dizaines de secondes et il est apparu par la suite que pour préparer ce vol à main armée, deux des auteurs s’étaient déjà rendus sur place quelques jours auparavant.

Sur place, un témoin a eu le temps de relever la plaque d’immatriculation de la Renault break gris clair utilisée par les auteurs. Il s’agit d’un indice qui s’est avéré déterminant : la voiture appartenait à Christophe D., un habitant de Gembloux né en 1967.

Les policiers sont allés interroger l’intéressé, et il est passé directement aux aveux. Il avait commis dans le passé des faits de mœurs sur un mineur, qui lui ont valu une condamnation à cinq ans d’emprisonnement. Et à la prison de Nivelles, il a sympathisé avec Stefano C. Un homme qu’il a retrouvé une fois libéré : ils connaissaient tous deux - surtout Stefano - des problèmes financiers importants et ont décidé de commettre ce braquage pour obtenir de l’argent.

Stefano était une sorte de spécialiste puisqu’en 2012, la cour d’appel de Bruxelles l’a condamné à huit ans de prison ferme pour des faits de vol à main armée, d’extorsion et d’association de malfaiteurs. Le troisième larron, en tout cas selon les enquêteurs, est Stephan J., le seul qui nie complètement les faits. Il faisait partie de la bande de Stefano dans le passé et a écopé, dans le même arrêt de 2012, de sept ans de prison ferme.

Devant le tribunal correctionnel hier, il a énergiquement nié. Le parquet, lui, a requis des peines de six et neuf ans de prison ferme. Jugement le 20 novembre.