Brabant Wallon Une peine de travail pour ne pas compromettre l’avenir d’un jeune qui vendait du cannabis

Le 7 juin 2016, au centre d’Ottignies, la police a repéré trois jeunes gens qui fumaient autre chose que du tabac. Ils ont été interpellés et dans le sac d’un d’entre eux, les agents ont trouvé pas mal de pacsons vides.

Il a fini par avouer qu’il vendait, environ cinq grammes par semaines et son GSM trahissait lui aussi des deals avec certains clients. Les enquêteurs y ont aussi trouvé des photos de cannabis… "Durant cette période, j’étais à la dérive : je fumais et je fréquentais des personnes qui fumaient, a expliqué Daniel devant le tribunal correctionnel. Ils venaient me demander de la matière, mais c’était toujours de petites quantités… J’étais inscrit à l’UCL mais en réalité, je perdais le contrôle. C’est maintenant que je m’en rends compte."

Avant que la présidente l’interroge, le gaillard avait évité de préciser qu’il était inscrit… en fac de droit ! Aujourd’hui, il explique avoir pris conscience de ses erreurs et a repris les mêmes études, mais dans une autre université.

Du côté du ministère public, on a pointé un comportement "particulièrement désagréable." Alors que le prévenu bénéficiait de 250 euros d’argent de poche, il vendait encore pour se faire de l’argent en plus. Notamment à un de ses amis dont il savait pourtant qu’il était mineur d’âge…

La défense, qui précisait que le prévenu n’était tout de même pas un grand dealer, a suggéré une suspension du prononcé pour ne pas compromettre son avenir, d’autant qu’il a tout arrêté à présent.

Le tribunal, dans le jugement qu’il vient de rendre, souligne la gravité des faits vu le caractère néfaste pour la santé des produits vendus à des consommateurs parfois très jeunes. Mais il estime aussi que le prévenu fait des efforts pour changer de voie, notamment en poursuivant des études universitaires.

Pour cette fois, Daniel s’en tire donc avec une peine de travail de 80 heures. Son GSM et 400 euros lui sont confisqués. Et s’il ne preste pas sa peine de travail jusqu’au bout, celle-ci sera remplacée par six mois d’emprisonnement.