Brabant Wallon Un projet pilote devrait voir le jour avec la ville d’Ottignies-LLN

Depuis de nombreuses années, la Ville d’Ottignies-LLN a eu cette volonté de répondre positivement aux actions en faveur du bien-être animal en étant, par exemple, l’une des 170 communes wallonnes à avoir un échevinat du Bien-être animal. Mais prochainement, une nouvelle étape devrait être franchie. "Nous soutenons la démarche de notre président, Yves Leroy, qui se présente d’ailleurs sur les listes électorales", explique Sébastien De Jonge, le directeur du refuge Sans Collier.

Mais concrètement, en quoi consiste ce projet pilote avec la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve ? "Pour le moment, les communes se limitent à ce qui est indispensable en matière de bien-être animal, à savoir la stérilisation et un peu de sensibilisation. Mais il n’y a pas de démarche volontaire. Ce que l’on aimerait, c’est qu’il y ait une réelle impulsion, une vision globale du bien-être animal, que l’on s’occupe de projets bien régionaux, comme l’implantation d’une porcherie par exemple."

Pour donner cette impulsion, l’objectif est, dans un premier temps, de créer un conseil communal du bien-être animal. L’idée serait de répondre aux questions précises et locales. "Il faut aussi créer un code au niveau communal. On ne sait pas encore très bien ce qu’on pourra mettre dedans car cela dépend des spécificités des communes, mais le bien-être animal doit être géré par la ville et des mesures fortes peuvent être prises, comme la tolérance zéro en cas de maltraitance animale. L’animal doit être saisi et le responsable sanctionné", continue Sébastien De Jonge.

Le projet prévoit également la création d’un espace de sport et de détente pour les chiens, un renforcement des campagnes de stérilisation des chats errants, l’instauration d’une méthode douce de contrôle des pigeons, la création d’un numéro vert pour toutes les questions relatives au bien-être animal mais également le lancement d’un dialogue avec les propriétaires immobiliers et les acteurs sociaux pour la gestion des animaux dans les biens locatifs. "Souvent, des personnes ne trouvent pas de logement car elles ont un animal. On pourrait essayer de trouver un accord par exemple avec le CPAS qui permettrait, dans 20 % de ses logements, la présence d’un animal. Il était en tout cas important d’agir maintenant avec tous les changements que l’on a pu noter dans le code wallon du bien-être animal et si on peut profiter de la période électorale, ce n’est pas plus mal. C’est tant mieux pour les animaux", conclut le directeur de Sans Collier.